Visiter Panarea : que faire sur la plus petite île des Éoliennes ?
- Par Nature Source Chaude
- Publié le
- Mis à jour le 27 juillet 2026
J’avais déjà découvert Stromboli lors d’un précédent séjour, puis Salina cette année. Entre les deux, leur petite sœur attendait encore : Panarea. Si petite qu’elle ne me motivait pas vraiment. J’ai tout de même décidé d’y aller lorsque j’ai appris qu’elle abritait une source thermale.
Panarea attire aujourd’hui les yachts et doit une grande part de sa réputation mondaine à ses nuits d’été. Moi, j’y suis allé pour chercher cette source que même l’île semblait avoir oubliée.
Ma première tentative pour rejoindre Panarea a tourné court. Après Lipari, le ciel s’est assombri et la mer s’est transformée en machine à laver. Impossible d’accoster à Salina. L’hydroptère a poursuivi sa route, puis fait demi-tour entre Salina et Panarea.
On distinguait Panarea et Stromboli au loin. Elles semblaient pourtant appartenir à un autre archipel.
Retour à Lipari, puis à Vulcano, où je logeais. Quelques jours plus tard, j’ai retenté ma chance. Cette fois, j’ai enfin débarqué à Panarea.
AU SOMMAIRE :
Panarea, la plus petite des îles Éoliennes
Avec seulement 3,4 km², Panarea est la plus petite des îles Éoliennes. Son nom viendrait de Panaria, qui signifie « toute fracassée ». L’île atteint pourtant 421 mètres à la Punta del Corvo, dont les pentes occupent une grande partie de sa superficie.
Panarea s’organise autour de trois contrade, les anciens quartiers ou hameaux de l’île : San Pietro, Ditella et Drautto. Ils sont reliés par de petites routes, où circulent principalement des voiturettes électriques et des triporteurs Ape utilisés pour transporter les voyageurs et leurs bagages.
Sur cette vue aérienne, San Pietro occupe le premier plan autour du port. Vers la droite, les maisons s’espacent en direction de Ditella, entre jardins, oliviers et anciennes terrasses cultivées.
À gauche, Drautto s’étend autour de sa baie avant de disparaître en partie derrière l’épaulement méridional de l’île. À son extrémité, le promontoire de Capo Milazzese reste visible, tandis que Cala Junco se cache derrière son flanc rocheux.
Au-dessus des zones habitées, les pentes de la Punta del Corvo restent couvertes de maquis méditerranéen, entrecoupé d’anciennes terrasses.
Panarea est également entourée d’un chapelet d’îlots et de rochers volcaniques : Basiluzzo, le plus vaste, Spinazzola, Dattilo, Lisca Bianca, Lisca Nera et Bottaro, auxquels s’ajoutent les Panarelli, un groupe de cinq minuscules îlots à peine émergés, et les Formiche (« les Fourmis »), autre ensemble de rochers à fleur d’eau. Tous participent à former autour de Panarea un archipel dans l’archipel.
Plusieurs de ces îlots restent hors du cadre de la vue aérienne, centrée sur l’île principale. Ils apparaissent depuis le point panoramique d’où ont été prises les deux photographies suivantes.
Panarea ne s’arrête pas à ses 3,4 km². Ses baies, ses mouillages et ses îlots prolongent l’île bien au-delà de ses côtes. C’est au large qu’elle cesse d’être la plus petite des Éoliennes.
San Pietro, première découverte de Panarea
À Panarea, San Pietro concentre le port, les cafés, les boutiques et l’essentiel de la vie du soir.
À l’arrière du port, deux repères emblématiques du village occupent des positions légèrement surélevées : l’église paroissiale San Pietro et l’Hotel Raya.
Mais mon premier arrêt à San Pietro n’avait rien de touristique.
Je logeais à Vulcano et j’étais venu passer une demi-journée sur l’île. Cette fois, la mer était bien plus calme que lors de ma première tentative, mais cette traversée m’a tout de même bien remué. Ma première activité fut donc une sieste près du débarcadère. À défaut de squatter un banc, je me suis allongé juste à côté, sur le muret.
Sans le bruit continu des scooters et des voitures, il ne restait que les voix, le cliquetis des couverts, le ressac et le léger bourdonnement des voiturettes électriques. L’aspect particulièrement soigné du port et le calme ambiant m’ont aidé à récupérer et, surtout, à ne pas laisser un souvenir beaucoup moins chic sur le quai.
Ce quai chic résume aussi l’image mondaine de Panarea. En été, de nombreux visiteurs arrivent également en yacht. Les prix suivent : une granita peut coûter autour de 5 à 6 €, et un déjeuner atteindre facilement 40 € par personne.
Où manger sans se ruiner à Panarea ?
Le Delizie di Nonna Pasqualina propose des plats cuisinés à emporter : polpette d’aubergine, caponata, arancini, pâtes fraîches et plats du jour.
Da Claudia tient davantage de la boulangerie-traiteur sicilienne, ce que l’on appelle une rosticceria : arancini, focaccia, panzerotti, salades et pâtisseries. Une bonne adresse pour acheter son déjeuner avant de partir en bateau.
Comptez environ 10 à 15 € par personne pour un repas simple à emporter.
Arancini : croquettes de riz farcies et frites ; focaccia : pain plat garni ; panzerotti : chaussons de pâte garnis, souvent frits ; caponata : préparation aigre-douce à base d’aubergines.
À San Pietro, se perdre fait partie de la visite. On suit la petite route, on bifurque au hasard, puis on finit par repasser devant les mêmes boutiques et recroiser les mêmes visages. Une heure suffit pour faire le tour du village, un peu plus si l’on prend le temps de flâner.
Panarea cultive avec soin son architecture éolienne : maisons cubiques blanchies à la chaux, portes et portails bleus, cours carrelées, pergolas fleuries et murets de pierre volcanique. Quelques minutes plus tôt, je regardais les touristes dégainer leur téléphone. Devant certaines maisons, j’ai fait exactement pareil.
Au pied de l’église, une mosaïque représente deux disciples tirant leurs filets, en référence à la pêche miraculeuse. J’arrivais par le jardin lorsque j’ai aperçu quelques personnes sur l’esplanade. Je suis allé voir. La vue expliquait à elle seule le petit attroupement.
À Panarea, à peine 200 mètres suffisent pour passer de la prière à l’un des temples de la fête.
L’Hotel Raya occupe l’un des plus beaux belvédères de San Pietro. Depuis sa terrasse, la vue plonge sur la baie et ses bateaux, franchit les îlots, puis file jusqu’à Stromboli.
Créé dans les années 1960, le Raya a largement contribué à l’image mondaine de Panarea. Son club à ciel ouvert a attiré la jet-set internationale, de l’armateur Aristote Onassis au patron de Fiat Gianni Agnelli.
À la tombée du jour, le beau monde de l’île se retrouve sur la terrasse pour l’aperitivo. Certains restent dîner au Raya avant que la soirée ne se prolonge au Music Club. Celui-ci accueille notamment le Raya Summer Fest et ses DJ internationaux.
Prendre un verre au Raya
La terrasse est accessible sans séjourner à l’hôtel. Comptez autour de 20 € par personne pour prendre un verre, accompagné de quoi grignoter. Pour dîner, prévoyez au moins 80 € par personne.
Le meilleur moment reste le coucher du soleil, avant que la soirée ne se poursuive au Music Club. Pour découvrir le Raya à ce moment-là, il faut donc prévoir de dormir sur l’île.
Ce n’était pas mon cas. Je suis reparti en fin de journée. Le dernier hydroptère quittait Panarea avant 19 heures, emportant une bonne partie des visiteurs venus pour la journée. À la mi-mai, ils n’étaient pourtant pas très nombreux. L’île gardait encore des airs de village sicilien, loin de l’ambiance de fête sur les yachts qui fait sa réputation en été.
Même sans y passer la nuit, le luxe le plus accessible reste le paysage.
♨️ La source chaude disparue de San Pietro
Le site officiel du tourisme italien affirme encore qu’à San Pietro une source thermale jaillit à une température pouvant atteindre 50 °C et qu’elle est utilisée par les habitants à des fins thérapeutiques. La cartographie officielle de la Région sicilienne la situe à Punta Peppemaria, au sud du port, sous la simple mention « source thermale ». Aucun de ces documents ne précise toutefois si l’eau émergeait de terre ou dans la mer.
Avec ces seules indications, je l’ai d’abord cherchée sur terre ferme. J’ai regardé vite fait autour du port, mais sans emplacement précis, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Quand j’en ai parlé à mon chauffeur de taxi, qui connaît bien Panarea, cette source ne lui disait rien.
Il se souvenait en revanche d’arrivées d’eau chaude dans la mer, dans le secteur de l’actuel port, qui auraient disparu lors de sa construction, il y a plusieurs décennies. Les travaux avaient notamment nécessité la préparation du fond marin, l’enfoncement de pieux et la pose d’un caisson en béton. Pour lui, il ne restait donc plus rien à Panarea.
Ce n’était pourtant pas quelqu’un d’indifférent aux eaux thermales. Il m’a confié qu’il se rend deux fois par an à la source chaude des anciens thermes de San Calogero, sur Lipari. Il ne s’y baigne pas : il applique simplement l’eau par tapotements sur son genou et ses cervicales. Selon lui, cela suffit à le soulager.
À quelques minutes du port, l’Hotel Oasi indique pourtant que sa vasque hydromassante et sa petite grotte géothermique sont alimentées par une source thermale. Des circulations d’eau chaude subsistent donc bien à San Pietro, sans qu’il soit possible de les relier à l’ancienne source de Punta Peppemaria.
À Panarea, même les sources chaudes semblent finir par devenir des souvenirs. À moins qu’elles ne survivent, discrètement, derrière les murs d’un hôtel.
Les plages et zones de baignade de Panarea
Cala degli Zimmari, la seule plage de sable de l’île
Après une sieste qui n’était pas au programme, je me suis laissé tenter par un taxi. J’en ai profité pour demander au chauffeur s’il connaissait la source de San Pietro évoquée plus haut. La voiturette électrique traverse Drautto par une route qui est à peine une route, puis me dépose à quelques dizaines de mètres de la plage.
Située à environ vingt minutes à pied du port, Cala degli Zimmari est la seule véritable plage de sable de Panarea.
La partie centrale est couverte d’un sable volcanique foncé, légèrement brun rougeâtre, qui tranche avec le sable doré auquel on s’attend en Méditerranée. Aux extrémités de la crique, le rivage redevient caillouteux.
Le fond descend doucement, ce qui en fait une plage appréciée des familles. On y trouve également un bar et quelques équipements de plage. À la mi-mai, elle était déjà un peu fréquentée.
Cala Junco, la crique emblématique de Panarea
Depuis Cala degli Zimmari, il faut compter une dizaine de minutes de marche supplémentaires, soit environ trente minutes depuis le port de San Pietro.
Le sentier s’élève d’abord par un escalier de pierre vers le promontoire de Capo Milazzese.
Une fois en haut, le sentier se poursuit par un chemin pavé qui longe la falaise, sans rambarde du côté de la mer. Au vu du soin apporté à l’aménagement, cette absence surprend.
Peu avant le village préhistorique, un embranchement donne directement accès à Cala Junco par un court escalier.
Je venais surtout pour les vestiges, sans même savoir qu’une plage se trouvait en contrebas, encore moins qu’elle comptait parmi les criques les plus célèbres des Éoliennes. Vue d’en haut, la crique est superbe.
En bas, le décor reste exceptionnel. L’eau, d’une grande clarté, prend des teintes turquoise et émeraude où se reflètent les couleurs des parois volcaniques. Seul bémol : le rivage, couvert de gros galets et de rochers, ne permet guère de s’installer confortablement sur sa serviette.
Cala Junco vaut surtout pour la baignade et pour la vue, un peu moins pour s’allonger.
En été, Cala Junco devient très fréquentée. Pour la découvrir plus calme, mieux vaut y être avant 10 heures ou après 16 heures, lorsque les bateaux commencent à quitter la crique et que les visiteurs à la journée regagnent peu à peu le port.
Dormir au moins une nuit à Panarea permet justement de profiter de ces heures plus tranquilles.
Plusieurs excursions partent aussi de Lipari. Celle présentée ci-dessous rejoint Cala Junco pour une baignade, fait escale à San Pietro, puis poursuit autour des îlots de Panarea jusqu’à Stromboli.
La plage de la Calcara et ses manifestations volcaniques
Au nord de Panarea, un sentier raide en lacets descend depuis Ditella vers une longue plage de galets. La dépression semi-circulaire de la Calcara serait le vestige d’un ancien cratère érodé. Elle abrite aujourd’hui un champ fumarolien qui se prolonge jusque sous la mer.
À l’arrière du rivage, le sol prend des teintes blanches et jaunâtres autour de petites ouvertures d’où s’échappent des gaz et des vapeurs. Je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire : sur place, les dégagements restent assez discrets et se concentrent autour de quelques évents.
La baignade reste possible, mais je venais surtout observer ces manifestations volcaniques. Contrairement à Vulcano, on ne se baigne pas ici dans une mer réchauffée : la chaleur reste localisée dans le sol de la plage.
Sous la mer, Panarea continue de dégazer
Entre Dattilo, Lisca Bianca, Bottaro, Lisca Nera et les Panarelli, le fond marin laisse échapper des colonnes de bulles.
Ces émissions sont dominées par le dioxyde de carbone, accompagné selon les évents de sulfure d’hydrogène et de méthane. En se dissolvant, le CO₂ acidifie localement l’eau, faisant de Panarea un véritable laboratoire naturel pour l’étude de l’acidification des océans. Plus au large, au sud-ouest de Basiluzzo, les chercheurs ont également découvert à 70 ou 80 mètres de profondeur un champ de plus de 200 cheminées hydrothermales, baptisé Smoking Land.
Le village préhistorique de Capo Milazzese
Au-dessus de Cala Junco, le promontoire de Capo Milazzese abrite l’un des sites archéologiques les plus remarquables des Éoliennes.
Installé sur un promontoire rocheux aux flancs abrupts, le village formait une véritable forteresse naturelle. La mer l’isolait sur trois côtés, tandis qu’un étroit isthme le reliait au reste de Panarea. À cet endroit, une tour carrée renforçait la défense de l’entrée. La configuration du site suffit à comprendre pourquoi les habitants avaient choisi cet emplacement.
Le village date du Bronze moyen, entre le XIVe et le XIIIe siècle av. J.-C. Il a donné son nom à la culture du Milazzese, appellation utilisée par les archéologues pour désigner cette période de l’âge du Bronze dans les îles Éoliennes.
On distingue encore les fondations de 22 cabanes circulaires ou ovales, ainsi que celles d’un bâtiment rectangulaire qui aurait pu servir aux réunions collectives ou au culte.
Ce que l’on voit aujourd’hui ne représenterait qu’un tiers du village d’origine. Celui-ci s’étendait sur deux autres buttes rocheuses, autrefois reliées à la partie encore visible, mais aujourd’hui largement érodées par la mer et les intempéries. Le site formait alors un ensemble bien plus vaste.
Les fouilles commencées en 1947 par l’archéologue Luigi Bernabò Brea ont livré de nombreux objets du quotidien et un abondant mobilier céramique. Parmi ces céramiques, les pièces d’importation égéenne témoignent des échanges entretenus avec le monde mycénien au XIVe siècle av. J.-C.
À Calcara, au nord de Panarea, les fouilles ont également mis au jour des structures circulaires de l’âge du Bronze, creusées dans le sol et revêtues de galets marins. Leur fonction reste incertaine, mais les archéologues y ont vu de possibles fosses votives liées au contexte hydrothermal du site.
À Lipari, la tholos de San Calogero montre qu’une source chaude était déjà aménagée à l’âge du Bronze. Sur une île aussi petite que Panarea, on imagine mal que les habitants de Capo Milazzese aient ignoré les eaux chaudes de Punta Peppemaria, près de l’actuel San Pietro.
Bien avant le thermalisme, les sources chaudes et l’activité hydrothermale occupaient donc déjà une place particulière dans la vie des Éoliennes.
Des traces d’incendie et des objets laissés dans les cabanes suggèrent un abandon brutal du village vers 1300 av. J.-C.
Au premier regard, les ruines restent modestes. Le site prend une autre dimension lorsqu’on imagine les cabanes, la tour à l’entrée de l’isthme et toute la vie quotidienne qui animait autrefois le promontoire. Plus de 3 000 ans plus tard, l’horizon a beaucoup moins changé que le village.
Le lieu se prête aussi à une pause ou à un pique-nique, en prenant soin de rester en dehors des vestiges.
🏺 Où voir les objets retrouvés à Panarea ?
Une partie des céramiques et des objets découverts sur l’île est exposée au Musée archéologique éolien Luigi Bernabò Brea, à Lipari.
Panarea possède également une petite section archéologique installée dans deux salles sous le parvis de l’église San Pietro. Elle présente des découvertes provenant du village de Capo Milazzese, de la Calcara et des sites sous-marins autour de l’île.
Horaires indiqués : mardi, jeudi et samedi, de 11 h à 15 h 45. Ces horaires pouvant changer selon la saison ou les nécessités de service, mieux vaut les vérifier avant la visite.
Découvrir Panarea depuis la mer
À Panarea, il faut au moins une fois prendre la mer. Cette île semble avoir été pensée pour être vécue depuis l’eau, entourée de son propre mini-archipel.
Basiluzzo en est la pièce maîtresse. Le plus vaste des îlots surgit de la mer sous la forme d’une imposante masse volcanique, avec de hautes falaises surmontées d’un plateau verdoyant. Sur ce plateau, les Romains avaient même construit une villa ; plus bas, un ancien quai repose aujourd’hui sous la mer. Spinazzola se dresse juste à côté. En faire le tour, puis se baigner au pied de ses parois dans une eau d’une grande transparence, suffit à justifier la sortie.
Près de Lisca Bianca repose l’épave du Llanishen, un cargo britannique qui a sombré en 1885 après avoir heurté l’îlot. Dans le passage vers Bottaro, les fumerolles sous-marines libèrent inlassablement leurs colonnes de bulles.
⛵ Comment découvrir les îlots de Panarea ?
Pour une excursion organisée, les départs les plus pratiques se font depuis Lipari ou Milazzo. Ces sorties associent généralement une escale à San Pietro, le passage devant Cala Junco et les îlots de Panarea, puis Stromboli.
→ Depuis Lipari : excursion en bateau à Panarea et Stromboli
→ Depuis Milazzo : excursion à Panarea, ses îlots et Stromboli
En séjournant à Panarea, vous pouvez aussi louer un bateau avec skipper. Plus coûteuse, cette formule devient intéressante à plusieurs et permet de choisir ses arrêts et ses lieux de baignade.
Les navigateurs expérimentés peuvent louer un petit gommone. Certains modèles équipés d’un moteur ne dépassant pas 40 chevaux sont proposés sans permis, mais mieux vaut réserver cette option à ceux qui sont réellement à l’aise en mer et lorsque les conditions sont calmes.
Panarea possède également un centre de plongée. Eolo Sub organise des sorties de snorkeling, des baptêmes et des plongées avec bouteille autour de sites comme les fumerolles de Bottaro ou la Secca di Lisca Nera. Dormir sur l’île permet de les rejoindre plus facilement, sans dépendre d’une excursion venue de Lipari ou de Milazzo.
Où dormir à Panarea ?
Les hébergements sont peu nombreux et se remplissent vite en été. Pour juillet et août, mieux vaut réserver plusieurs mois à l’avance.
Hotel Raya : l’adresse mythique de Panarea, choisie pour son élégance, son histoire et sa vue grandiose. Les réservations se font directement auprès de l’hôtel et doivent être anticipées en haute saison.
Hotel Lisca Bianca : directement face au port, il facilite les arrivées avec des bagages et permet d’observer le ballet des bateaux. Sa terrasse devient très animée le soir en été.
Hotel Oasi : un cadre plus calme, à quelques minutes du port, pour ceux qui souhaitent prolonger leur séjour par une parenthèse thermale.
B&B Da Luca : une adresse familiale à Ditella, avec jardin et vue vers Basiluzzo et Stromboli. C’est l’une des options les plus accessibles pour dormir sur l’île.
La carte ci-dessous permet de comparer les hébergements disponibles, leur emplacement et les tarifs aux dates de votre séjour.
Informations pratiques pour visiter Panarea
Comment rejoindre Panarea ?
Milazzo est le point de départ le plus simple. Les hydroptères de Liberty Lines rejoignent Panarea en environ deux heures, selon les escales.
Depuis l’aéroport de Catane, des navettes desservent directement le port de Milazzo. Depuis la gare centrale de Catane, le train arrive à la gare de Milazzo, située à environ 3 km du port, à rejoindre ensuite en bus ou en taxi.
Si vous arrivez en voiture, le stationnement est bien organisé autour du port. Plusieurs parkings surveillés permettent de réserver à l’avance et proposent une navette gratuite jusqu’à l’embarquement.
En cas de vent fort ou de forte houle, certaines traversées peuvent être annulées.
Se déplacer à Panarea
L’un des grands plaisirs de Panarea tient à l’absence de circulation automobile classique. L’île se découvre principalement à pied.
Depuis San Pietro, la route rejoint Drautto au sud, vers Cala degli Zimmari et Cala Junco, et Ditella au nord, vers la plage de la Calcara. Comptez environ 20 minutes jusqu’à Zimmari, 30 à 40 minutes jusqu’à Cala Junco et autour de 30 minutes pour rejoindre la Calcara.
Au port, des voiturettes électriques font office de taxis. Elles sont surtout pratiques avec des bagages ou lorsqu’il fait chaud. L’absence de voitures est aussi un vrai plus pour la sécurité des enfants.
Pour rejoindre certaines criques ou découvrir les îlots, des bateaux-taxis sont aussi disponibles.
Combien de temps rester à Panarea ?
Deux à trois nuits permettent de profiter réellement de Panarea. Une journée peut être consacrée aux plages et au village préhistorique, une autre aux îlots ou à une sortie vers Stromboli.
Depuis Panarea, des bateaux partent en fin de journée vers la Sciara del Fuoco. Après le coucher du soleil, ils s’arrêtent au large pour observer les éruptions du volcan depuis la mer.
Avec une troisième nuit, vous pouvez ajouter la grande randonnée de l’île sans devoir tout enchaîner.
La grande randonnée de Punta del Corvo
Chaque île Éolienne semble avoir sa grande randonnée. À Panarea, elle conduit à la Punta del Corvo, le toit de l’île à 421 mètres.
La boucle part de San Pietro, traverse Ditella, puis prend de la hauteur au nord de l’île. Depuis la Punta del Corvo, un sentier permet de redescendre directement vers San Pietro pour raccourcir l’itinéraire. Le circuit complet continue vers le sud, rejoint Capo Milazzese et Cala Junco, puis revient au port par Drautto. Comptez une bonne demi-journée, généralement autour de quatre à cinq heures.
Un couple français rencontré sur place m’a raconté avoir été surpris par l’ampleur du panorama. Tout au long de la boucle, les points de vue sur l’archipel se succèdent. On en prend plein les yeux.
À Panarea, la plus petite des Éoliennes réserve aussi l’un des plus grands panoramas.
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Fabrice


