Pourquoi
Nature & Source Chaude

L’histoire derrière Nature & Source Chaude

Bienvenue sur Nature & Source Chaude.

Si j’ai créé ce site, c’est en grande partie parce que mes nombreux problèmes de santé m’ont très tôt conduit à chercher, à observer et à expérimenter par moi-même.

Aussi loin que je me souvienne, mes yeux ont toujours brûlé. Je vis avec une sécheresse oculaire sévère, des démangeaisons persistantes et une forte hypersensibilité à la lumière. Vivre ainsi, jour après jour, est profondément éprouvant. Mes allergies, notamment aux acariens, m’ont également appris très tôt à prêter attention à l’environnement dans lequel nous vivons.

Lorsque l’on souffre depuis toujours et que l’on pense avoir tout essayé, une piste peut finir par prendre toute la place, jusqu’à devenir un dogme. C’est ce qui m’est arrivé avec le jeûne, qui a occupé une longue période de ma vie.

Au fil des années, j’ai réalisé un grand nombre de jeûnes, dont plusieurs dizaines de jeûnes secs de sept jours et deux jeûnes à l’eau de trente et un jours, sans compter les formats plus courts et les autres formes de restriction.

À l’époque déjà, le discours était toujours le même : si les résultats n’étaient pas suffisants ou ne duraient pas, il fallait recommencer et cumuler.

J’ai cumulé.

Sur ma sécheresse oculaire, le jeûne n’a jamais atteint le très léger soulagement que j’ai parfois ressenti après une bonne marche ou lors de la prise d’antibiotiques. Mais ni la marche ni les antibiotiques ne m’ont jamais apporté d’amélioration franche et durable. J’ai pourtant poussé ces pistes dans la durée, en marchant chaque jour pendant des semaines, parfois des mois, et en essayant, à différentes périodes, des antibiotiques comme divers antimicrobiens naturels, parfois en alternance.

Sur d’autres problèmes de santé, les effets du jeûne étaient parfois plus nets. C’est aussi ce qui m’a poussé à continuer. Mais jamais ils ne m’ont permis de me débarrasser durablement de ces troubles.

Le jeûne peut apporter de véritables bienfaits. Mais après en avoir expérimenté la plupart des formats, jusqu’à pratiquer, pendant un temps, quarante-huit à soixante-douze heures de jeûne sec chaque semaine, j’en ai aussi constaté les limites. Lorsqu’ils sont répétés, les jeûnes peuvent s’accompagner d’effets négatifs, souvent passés sous silence ou simplement ignorés par ceux qui les recommandent. Avec le recul, imposer régulièrement de telles privations à un corps comme le mien n’avait rien de cohérent.

Les sources chaudes sont venues ensuite. J’ai multiplié les bains, principalement en France et, à quelques reprises, en Italie, aussi bien dans des sources libres qu’au sein d’établissements thermaux, jusqu’à suivre une cure complète et plusieurs séjours plus courts.

Je ne regrette pourtant pas d’avoir poussé l’expérience du jeûne aussi loin. Elle m’a permis d’en comprendre plus clairement les limites, mais aussi la place qu’il pouvait réellement occuper parmi d’autres approches.

Au fil des bains, j’ai découvert que l’expérience pouvait être très différente d’une source à l’autre. Certaines me convenaient davantage que d’autres, parfois de manière évidente, parfois plus difficile à saisir. Cette diversité m’a surtout appris qu’une source chaude ne se laisse pas réduire à quelques paramètres simples.

J’ai également constaté que l’expérience n’était plus tout à fait la même lorsque l’eau était captée, conduite et utilisée dans un environnement aménagé. Une source ne se résume donc pas à sa composition chimique : elle appartient à un lieu, à un écoulement et à un milieu dont on ne peut aisément la séparer.

Mon cheminement ne s’est pourtant pas arrêté au thermalisme. Un autre élément, plus ancien encore, avait toujours occupé une place centrale dans ma vie : la lumière.

Ma sécheresse oculaire n’a pas attendu les écrans. Bien avant l’arrivée des smartphones, mon hypersensibilité à la lumière m’avait déjà conduit à me méfier de l’éclairage artificiel. Mais les écrans sont devenus, pour mes yeux, une véritable plaie. Ils ne sont pas à l’origine du problème, mais ils l’aggravent profondément.

Pendant longtemps, j’ai vu leur rôle ramené à une simple fatigue visuelle, comme si quelques pauses suffisaient à régler la question. Le sujet est aujourd’hui davantage pris au sérieux, notamment pour ses effets sur le sommeil, mais son importance pour des yeux déjà malades reste encore trop facilement minimisée.

L’équation paraît insoluble : comment espérer améliorer durablement une sécheresse oculaire dans un monde où les écrans ont envahi le travail, les démarches, l’information et jusqu’aux moments de repos, au point qu’il devient difficile de s’en passer ?

Je pensais qu’aucune amélioration durable ne serait possible sans les supprimer totalement. Pourtant, une amélioration durable est devenue possible alors même qu’ils restaient présents, là où d’innombrables jeûnes n’avaient apporté à mes yeux aucun changement notable ou durable.

Ce paradoxe a profondément changé ma manière de comprendre la sécheresse oculaire.

Après des décennies de recherche et d’expérimentation, j’en ai retenu ceci : la cohérence et la simplicité m’ont souvent apporté davantage que le culte de l’exploit, si profondément ancré dans notre époque.

Nature & Source Chaude est né bien plus tard, de l’ensemble de ce parcours. J’y partage les lieux que je visite, ce que l’expérience m’a appris et ce que les recherches scientifiques permettent aujourd’hui de mieux comprendre. Lorsque certaines questions restent ouvertes, je distingue clairement ce que j’ai constaté de ce que la science permet d’affirmer.

Fabrice
Fondateur de Nature & Source Chaude

L'auteur pilotant un drone télécommandé devant le site des bains de boue (actuellement fermé) sur l'île de Vulcano.