Visiter Salina en Sicile : l’île verte aux paysages volcaniques
- Par Nature Source Chaude
- Publié le
- Mis à jour le 13 mai 2026
Dans l’imaginaire volcanique des îles Éoliennes, ce sont d’abord Vulcano et Stromboli qui s’imposent. Salina, elle, paraît plus paisible, plus verte, plus discrète au premier regard, et c’est justement ce qui fait tout son charme. Ses volcans sont éteints, mais ils ont laissé une île à part, où certains anciens cratères se sont couverts de végétation, tandis que celui de Pollara s’est partiellement effondré vers la mer, formant l’un des paysages les plus spectaculaires de Salina. C’est cette autre facette du volcanisme éolien que je suis venu découvrir, de Pollara et ses Balate, au ras de l’eau, jusqu’au Monte Fossa delle Felci, point culminant de tout l’archipel.
AU SOMMAIRE :
Carte de Salina : randonnée, Pollara et spa géothermique
Vous trouverez sur cette carte (MAJ EN COURS) mon itinéraire de randonnée à Salina, avec les deux expériences incontournables de l’île mises en avant : Pollara et les Balate, ainsi que l’ascension du Monte Fossa delle Felci. J’y ai aussi indiqué l’emplacement de l’Hotel Signum à Malfa, pour son spa géothermique et thermal.
À savoir : le spa géothermique et thermal de l’Hotel Signum
L’histoire de l’Hotel Signum commence en 1988, lorsque Clara Rametta et Michele Caruso entreprennent de restaurer d’anciennes maisons éoliennes en ruine à Malfa, sur l’île de Salina. Ces bâtiments abandonnés deviennent peu à peu les premières chambres d’un hôtel familial, pensé comme une maison ouverte sur l’île. Au fil des années, le lieu se transforme en refuge méditerranéen, entre terrasses, citronniers, bougainvilliers et jardins parfumés.
En 2008, une nouvelle étape s’ouvre avec la création du spa géothermique et thermal. Avant son aménagement, une recherche géologique révèle, à environ 80 mètres de profondeur, une eau d’origine mixte, à la fois terrestre et marine. Cette ressource thermale souterraine alimente aujourd’hui le parcours bien-être du Signum. Dans le jardin, une première vasque en pierre reçoit cette eau à sa température naturelle, autour de 29 °C, telle qu’elle arrive du sous-sol ; une seconde vasque utilise une eau clarifiée et chauffée. Le Signum ne s’est donc pas contenté d’ajouter un spa à son hôtel : il a transformé une découverte géologique locale en expérience de bien-être, intimement liée à l’identité volcanique et marine de Salina.
Salina, l’île verte des Éoliennes
Salina mérite bien son surnom d’île verte des Éoliennes. Après Vulcano et Stromboli, où la roche volcanique garde souvent le dessus, l’île surprend par sa manière de faire monter la végétation jusqu’aux sommets. Le Monte dei Porri et le Monte Fossa delle Felci, plus hauts qu’on ne l’imagine depuis la mer, donnent à Salina une silhouette fertile, presque montagnarde. Cette impression n’est pas seulement visuelle : Salina a été l’une des premières îles de l’archipel à être protégée pour son patrimoine naturel, avec une réserve créée en 1981 autour de ses grands reliefs volcaniques.
Ici, le volcan ne se résume donc pas à la roche ou au cratère. Il se prolonge dans les forêts, le maquis, les fougères, mais aussi dans les cultures qui font la réputation de l’île, des câpres aux vignes de malvoisie. C’est cette alliance entre volcan, végétation et vie locale que je suis venu chercher, notamment en montant vers le point culminant de Salina et de tout l’archipel éolien.
Villages et plages de Salina
Salina se découvre aussi par ses villages. Contrairement aux autres îles Éoliennes, rattachées administrativement à Lipari, l’île est divisée en trois communes autonomes : Santa Marina Salina, Malfa et Leni. Chacune offre une porte d’entrée différente sur l’île, entre vie locale, accès à la mer et départs vers les grands sites naturels.
Santa Marina Salina, la porte d’entrée de l’île
Santa Marina Salina est souvent le premier contact avec l’île : c’est ici qu’arrivent la plupart des hydroglisseurs, dans le port principal de Salina. À quelques pas du débarcadère, on tombe presque aussitôt sur l’église Santa Marina, posée sur une grande place avec les montagnes en arrière-plan. C’est l’une des choses qui m’a le plus surpris sur l’île : le nombre de petites églises, chapelles et sanctuaires, comme autant de repères dans les villages et les hameaux de Salina.
Le centre se découvre facilement à pied, en remontant la longue rue principale, presque droite, que l’on parcourt plutôt en aller-retour. Bordée de façades colorées, de balcons en fer forgé, de boutiques de souvenirs, de petites enseignes soignées et de cafés cosy, elle concentre l’essentiel de l’animation du village.
Par endroits, une ruelle, un escalier ou une ouverture entre deux maisons laisse apparaître une échappée sur la mer, assez belle pour ralentir le pas. On y croise aussi une autre église, glissée dans le tissu du village. Sur la petite place attenante, plusieurs chats semblaient avoir pris possession des lieux, somnolant à l’ombre. Si vous avez envie de vous baigner sans vous éloigner, une plage urbaine se trouve directement au niveau du front de mer.
Malfa : le carrefour naturel de Salina
Malfa est un point de rayonnement pratique sur Salina, surtout si vous louez un scooter : le village se situe à un carrefour naturel entre Santa Marina, Pollara, Leni, Rinella et les hauteurs de Valdichiesa. Le bus local permet aussi de rejoindre les principaux villages de l’île.
Pour une pause au bord de l’eau, la plage de Scario se rejoint facilement depuis le centre : c’est l’une des plus connues de Salina. Côté bien-être, Malfa accueille aussi l’Hotel Signum, connu pour son spa géothermique et thermal.
Leni et Rinella : plage noire, port et ambiance locale
Leni se découvre d’abord en hauteur, entre le Monte dei Porri et le Monte Fossa delle Felci, mais c’est surtout son hameau côtier, Rinella, qui marque les esprits. Le hameau descend jusqu’à la mer entre deux versants, avant de s’ouvrir sur la plage et le petit port. Il conserve une vraie ambiance locale, avec ses barques tirées sur les galets volcaniques gris, ses maisons serrées au pied des reliefs et ses grottes creusées dans le tuf, autrefois utilisées comme abris par les pêcheurs. C’est aussi le deuxième port de Salina, avec Santa Marina : des hydroglisseurs et certains ferries y accostent, ce qui en fait une autre porte d’entrée sur l’île, moins évidente au premier regard que Santa Marina.
La plage de Rinella est souvent présentée comme une plage de sable noir, mais sur place, ce sont surtout de petits galets volcaniques gris que l’on sent sous les pieds, plus sombres lorsqu’ils sont mouillés. Le sol est très mouvant : on s’y enfonce franchement à chaque pas, et j’ai trouvé la progression étonnamment physique pour rejoindre les grottes creusées dans le tuf.
Sous l’eau, Rinella cache aussi les sconcassi, de petites émissions de gaz et de vapeur qui remontent du fond marin. Cela rappelle, en version beaucoup plus discrète, les phénomènes volcaniques que l’on retrouve à Vulcano, du côté de la plage des eaux chaudes, où les remontées gazeuses sont proches du rivage et plus faciles à repérer. À Rinella, elles semblent plus diffuses : il faut plutôt les chercher en mer calme, masque sur le visage.
À ne pas confondre : les Grottes des Sarrasins
À ne pas confondre avec les abris à barques de Rinella ou des Balate : les Grottes des Sarrasins sont un site historique situé dans les hauteurs de Santa Marina Salina. En partie naturelles et en partie creusées par l’homme, elles auraient servi de refuge aux habitants de l’île lors des incursions de pirates sarrasins. L’accès se fait par un sentier raide : une option à garder si vous avez plus de temps et envie d’ajouter une balade plus sauvage à votre séjour.
Pollara : l’ancien cratère ouvert sur la mer
Pollara se rejoint facilement depuis Malfa, en scooter, en voiture ou en bus. Si vous utilisez les transports locaux, le départ se fait du côté de San Lorenzo, l’église située dans la partie haute du village.
La route quitte Malfa, grimpe vers les hauteurs, puis atteint une rupture du relief avant de basculer soudainement vers Pollara. Au détour du virage, le décor se révèle vraiment : les restes d’un ancien cratère volcanique d’environ 1 km de diamètre, partiellement effondré et ouvert sur la mer, apparaissent d’un coup. Depuis le bus, l’impression est assez saisissante, comme si la route allait plonger vers le rivage.
En descendant vers Pollara, le Scoglio Faraglione apparaît déjà au large, avec les silhouettes des îles à l’horizon. Ce rocher m’a rappelé Strombolicchio, au large de Stromboli : ce genre de repère volcanique que l’on cherche presque instinctivement du regard lorsqu’on avance sur une île.
Le bus termine ensuite sa course devant l’église Sant’Onofrio, sur la petite place du hameau. Une camionnette de vendeur ambulant y apportait un peu d’ombre grâce à son auvent, tout en proposant boissons fraîches, gâteaux et sandwichs. Après la remontée depuis le rivage, je me suis d’ailleurs laissé tenter par un jus d’orange fraîchement pressé, bienvenu avant de reprendre le bus.
Depuis cette vue d’ensemble, on comprend mieux pourquoi Pollara impressionne autant. Le village n’est pas simplement posé sur la côte : il s’inscrit dans un grand amphithéâtre volcanique, dont les parois entourent encore le hameau avant de s’ouvrir vers la mer. C’est ce contraste qui rend le lieu si particulier : quelques maisons, une église, des terrasses cultivées, du maquis méditerranéen, puis cette couronne de falaises qui rappelle l’origine volcanique de Salina.
Depuis la place de l’église Sant’Onofrio, les Balate, ces anciens abris à barques creusés dans la falaise de Pollara, font partie des décors les plus photogéniques de l’île. Ils ne sont pas très loin sur la carte : environ 1 km. Mais la descente se mérite tout de même. Le chemin quitte le hameau par une route asphaltée et passe devant une sculpture métallique en hommage à Il Postino, comme un rappel discret du film qui a inscrit Pollara dans l’imaginaire des voyageurs. Puis la route continue de descendre progressivement vers la mer.
C’est là que le scooter devient vraiment pratique : il permet d’arriver jusqu’à l’accès supérieur des Balate, avant la dernière descente à pied. Il ne reste alors qu’à suivre les marches et les passages en pierre jusqu’aux abris creusés dans la falaise.
Les escaliers plongent alors vers la mer, avec des vues superbes sur les falaises sculptées et l’eau turquoise. En bas, on ne trouve pas une vraie plage confortable, mais plutôt des replats de pierre inclinés, où chacun s’installe comme il peut. Selon la houle, certains endroits restent aussi exposés aux vagues : ici, la baignade garde un côté un peu brut, loin du transat bien aligné.
Les anciens abris à barques, eux, sont fermés par des grilles : on les observe donc de l’extérieur, sans pouvoir y entrer. Pour le farniente, il faudra donc composer avec la pierre, la pente et le soleil.
À l’aller, on profite du décor ; au retour, la remontée m’a paru franchement épuisante, surtout parce que l’ombre se fait rare jusqu’à l’église. Prévoyez au moins une bouteille d’eau, surtout si vous descendez aux Balate en pleine journée.
Monte Fossa delle Felci : la grande randonnée volcanique de Salina
Pour monter au Monte Fossa delle Felci, le départ depuis Valdichiesa, devant le sanctuaire de la Madonna del Terzito, reste l’un des plus pratiques et des plus beaux. Salina compte une douzaine de sentiers, et cette randonnée peut se décliner en plusieurs variantes, avec des points de départ ou d’arrivée différents selon le village choisi. Mais commencer ici a un vrai avantage : on part du cœur de l’île, entre les deux grands reliefs de Salina, autour de 300 m d’altitude.
Le décor donne tout de suite le ton : le sanctuaire de la Madonna del Terzito, l’un des grands lieux religieux des Éoliennes, au pied de la montagne, avec les pentes couvertes de végétation tout autour. Avant même les premières marches, le lieu donne à la randonnée une dimension intérieure.
Le sentier monte vers le Monte Fossa delle Felci, ancien volcan inactif et point culminant de Salina à 962 m. C’est la randonnée la plus complète pour comprendre pourquoi Salina porte si bien son surnom d’île verte : forêt dense, fougères, maquis méditerranéen, cratère envahi par la végétation et panoramas sur les autres îles Éoliennes.
De mon côté, je suis parti de Valdichiesa avant de redescendre vers Malfa, mais on peut aussi adapter l’itinéraire selon son niveau, son hébergement et les bus disponibles.
Derrière le sanctuaire, deux options se présentent assez vite : la piste forestière, plus douce mais moins spectaculaire, ou le sentier aménagé, qui monte plus directement vers le Monte Fossa delle Felci. J’ai choisi ce dernier. Les marches aident à garder un rythme régulier, même si la pente se fait vite sentir. À la mi-mai, le chemin prend un vrai côté fleuri : les fleurs sauvages m’ont accompagné jusqu’aux abords du sommet, et le Monte dei Porri reste rarement loin du regard, même lorsqu’il disparaît derrière la végétation.
Après cette première montée, j’ai alterné entre piste forestière et sentier aménagé, jusqu’à atteindre les abords du cratère, juste avant le sommet proprement dit. Avant de passer de l’autre côté, le sentier offre encore une dernière grande vue sur le Monte dei Porri
De l’autre côté du cratère, la végétation s’ouvre sur l’un des plus beaux points de vue des îles Éoliennes : Lipari et Vulcano semblent flotter sur la mer, avec Lingua et le Laghetto di Lingua en contrebas. Lorsque la visibilité est bonne, on aperçoit également l’Etna au loin.
Pour moi, ce belvédère naturel est la grande récompense de la montée, plus encore que le sommet lui-même. Il y a de quoi s’asseoir, reprendre son souffle, casser la croûte et profiter du panorama avant les derniers mètres vers le Monte Fossa delle Felci. Ce jour-là, il faisait étonnamment bon, une surprise à cette altitude. Des agents forestiers y sont même montés en voiture avec quelques collègues, simplement pour faire une photo de groupe avant de repartir. Un détail révélateur : même quand on connaît déjà Salina, ce point de vue reste difficile à ignorer.
Pour ce qui est du cratère du Monte Fossa delle Felci, ne vous attendez pas à un cratère minéral comme à Vulcano ou sur l’Etna. À pied, sa forme est difficile à reconnaître : il est rempli de fougères, d’arbustes et d’une végétation particulièrement dense.
La piste forestière, qui fait aussi office de sentier principal, le traverse sur l’un de ses côtés et peut être empruntée par des véhicules autorisés, ce qui surprend un peu dans un ancien cratère volcanique. On marche ainsi dans un cratère devenu forêt, sans toujours comprendre que l’on traverse encore une forme volcanique. Vu d’en haut, en revanche, il se lit beaucoup mieux : un grand creux vert, fermé par une végétation d’apparence impénétrable.
Sur le sentier qui part en direction de Malfa, j’ai trouvé l’une des plus belles vues de tout mon parcours : le Monte dei Porri juste en face, la mer des deux côtés et les maisons des villages éparpillées sur les pentes.
Un peu plus bas, au niveau du Rifugio Vallone Fontana, le sentier offre encore une forme d’échappatoire : il est possible de revenir vers Valdichiesa par un itinéraire plus doux, ou de prendre la direction de Malfa. C’est cette deuxième option que j’ai suivie à la descente, sans vraiment mesurer ce qui m’attendait ensuite.
Le sentier change alors nettement d’ambiance : plus direct, plus pentu, avec des marches assez cassantes sur une grande partie de la descente. Je l’ai trouvé moins beau que la montée depuis Valdichiesa, et je me suis vite dit que j’avais fait le bon choix : dans l’autre sens, cette portion vers Malfa aurait été franchement rude.
Où dormir pour découvrir Salina ?
Salina offre moins d’hébergements que Lipari, mais il existe de très belles options pour dormir sur l’île. Pour rester proche des commodités, Santa Marina Salina et Malfa sont les deux choix les plus évidents. La première est plus animée, la seconde plus calme et bien placée pour rayonner vers Pollara, Scario ou Valdichiesa.
Voici deux options à considérer selon l’ambiance recherchée.
L’adresse thermale : l’hôtel Signum
Outre son espace géothermique et thermal, l’hôtel Signum est aussi une adresse de charme installée à Malfa, dans un décor méditerranéen très soigné, entre jardins, terrasses et maisons éoliennes restaurées. L’établissement est également réputé pour son restaurant étoilé, porté par une cuisine locale raffinée.
- Son atout : réunir dans un même lieu le charme d’un hôtel familial, l’expérience thermale et l’une des tables les plus reconnues de Salina.
Le séjour d’exception : Capofaro
Pour une ambiance plus isolée et panoramique, Capofaro est une autre adresse à considérer. L’établissement se trouve du côté de l’ancien phare, dans un cadre tourné vers la mer et les vignes. Ce n’est pas une adresse thermale comme le Signum, mais plutôt un séjour d’exception pour ceux qui cherchent le calme, l’espace et une atmosphère plus confidentielle.
- Son atout : dormir dans un lieu à part, entre phare, mer, vignes et paysages ouverts sur les Éoliennes.
→ Voir les tarifs et disponibilités de Capofaro
La carte interactive ci-dessous vous permet de visualiser rapidement les hébergements disponibles à vos dates et de comparer le meilleur rapport entre budget, emplacement et confort.
Conseils pratiques pour organiser votre séjour à Salina
À retenir pour organiser votre séjour à Salina
Même si Salina se rejoint facilement en hydroglisseur depuis les autres îles Éoliennes, mieux vaut ne pas vouloir tout faire en une seule journée. De mon côté, je logeais à Vulcano et je suis venu deux fois : une journée pour les villages, Pollara et les Balate, puis une autre pour la randonnée du Monte Fossa delle Felci.
- Pour Pollara et les Balate : prévoyez de bonnes chaussures ou des sandales fermées, surtout si vous descendez jusqu’aux rochers.
- Pour le Monte Fossa delle Felci : partez avec assez d’eau et de quoi manger, car il n’y a pas de bar au départ de Valdichiesa.
- Pour les déplacements : vérifiez les horaires des hydroglisseurs et du bus local C.I.T.I.S. avant de construire votre journée.
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Fabrice

