Visiter Ischia : l’île thermale de la baie de Naples
- Par Nature Source Chaude
- Publié le
- Mis à jour le 8 juin 2026
À Ischia, l’eau chaude ne se cache pas seulement dans les piscines des hôtels. Elle surgit dans les vallons, se mêle parfois à la mer, alimente d’anciens thermes et a façonné une partie entière de l’île. J’y suis resté une semaine pour suivre cette géographie thermale, des sources naturelles aux grands parcs thermaux, sans oublier les grands jardins botaniques, les villages, le château aragonais et les plus beaux points de vue.
Cet article est pensé comme un guide de terrain pour choisir que faire à Ischia, que vous arriviez depuis Naples pour la journée ou que vous restiez plusieurs nuits sur l’île. J’y partage aussi mes conseils pour organiser votre séjour et trouver où dormir à Ischia, selon votre manière de voyager.
AU SOMMAIRE :
Que voir à Ischia en plus des thermes ?
Le Castello Aragonese : le château aragonais d’Ischia posé sur la mer
Posé sur son rocher face à Ischia Ponte, relié à l’île par une longue chaussée de pierre, le château aragonais garde cette impression rare d’un monde à part, à la fois proche et détaché.
Il a résisté aux remous de l’histoire et compose aujourd’hui un empilement architectural sans égal. Églises, ancien cimetière des religieuses, prison bourbonienne, tour de guet, cathédrale, terrasses et belvédères : le Castello ne se visite pas comme un simple monument. Il condense sur un seul rocher des siècles de pouvoir, de foi, de défense et d’exil. C’est ce mélange, autant que les vues saisissantes sur la baie de Naples, le Vésuve, Ischia et la mer ouverte, qui en fait une figure incontournable de l’île.
J’étais venu à Ischia pour ses sources chaudes ; c’est pourtant cette forteresse posée sur la mer qui a été mon vrai coup de cœur sur l’île.
Informations pratiques pour visiter le Castello Aragonese
Visite du château
Comptez environ deux heures pour visiter le Castello Aragonese, le château aragonais d’Ischia, sans vous presser. Le parcours fait près de 2 km. Le plus pratique est de monter par l’ascenseur, puis de suivre le parcours balisé à pied. Lors de ma visite, l’entrée plein tarif m’a coûté 15 €.
Dormir dans le château
Pour une nuit vraiment atypique, il est possible de dormir dans l’enceinte même du château, à l’
Albergo Il Monastero
. Cet hôtel 3 étoiles occupe l’ancien monastère du Castello Aragonese, avec une décoration sobre, dépouillée et parfaitement accordée au lieu. Le vrai privilège, c’est de rester sur le rocher après la fin des visites, avec la mer sous les fenêtres, Ischia Ponte en contrebas et cette vue époustouflante que les visiteurs d’un jour doivent quitter.
Visiter Ischia en un jour
Pour un aller-retour depuis Naples, le château aragonais complète idéalement l’une des grandes visites de votre journée à Ischia. Il apporte une vraie respiration historique et panoramique, surtout si le reste du programme est tourné vers le versant plus naturel de l’île.
Les jardins d’Ischia : l’autre visage de l’île verte
La Mortella : le grand jardin botanique d’Ischia
Créés par Susana Walton pour offrir à son mari, le compositeur Sir William Walton, un lieu propice à l’inspiration, les jardins de La Mortella ont pris forme avec l’aide du paysagiste Russell Page.
Sur une terre volcanique difficile, elle a réussi à créer un véritable microclimat, où se mêlent plantes méditerranéennes, espèces exotiques, bassins, jeux d’eau et terrasses ombragées. La visite serpente entre allées, escaliers, étangs et belvédères, dans une végétation entretenue avec un soin méticuleux.
Ce n’est pas seulement un jardin botanique : c’est une parenthèse luxuriante, avec en prime de très belles vues sur Forio et la mer. Pour les amateurs de jardins, c’est clairement l’une des visites à ne pas manquer à Ischia.
Informations pratiques pour visiter La Mortella
Horaires et tarifs
Les jardins de La Mortella ouvrent généralement d’avril à début novembre, les mardi, jeudi, samedi et dimanche, de 9 h à 19 h. Lors de ma visite, l’entrée plein tarif m’a coûté 15 €.
Durée et parcours
Comptez au minimum 2 heures pour visiter le jardin sans courir. Le parc couvre environ 2 hectares et se découvre par un parcours en pente, avec des rampes, des escaliers et plusieurs terrasses. Une bonne partie de la visite se fait à l’ombre, ce qui rend le lieu agréable même lorsqu’il fait chaud.
Sur place
On trouve des toilettes, des espaces pour s’asseoir et un bar/restauration dans le jardin. En revanche, les animaux ne sont pas acceptés, même en laisse.
Giardini Ravino : le jardin exotique d’Ischia
Les Giardini Ravino sont nés du rêve de Giuseppe D’Ambra, marin et grand passionné de plantes succulentes, qui rapportait graines et boutures de ses voyages autour du monde. Au début des années 2000, sa collection a trouvé son décor : un ancien vignoble transformé en jardin d’acclimatation, entre cactus géants, agaves, palmiers, agrumes et plantes venues de climats arides.
Le lieu est plus petit que La Mortella, mais il a une vraie personnalité : par moments, on se croirait presque au Mexique, version Ischia. Pas de Bip Bip ni de coyote entre les cactus, mais des paons qui traversent le jardin comme s’il leur appartenait, et qui restent toujours hors de portée dès qu’on tente de s’en approcher.
Si vous restez plusieurs jours à Ischia, c’est clairement une visite à intégrer, surtout si vous aimez les jardins atypiques. Au bar-restaurant, j’ai aussi pris le cocktail cactus avec tequila : une boisson étonnamment délicieuse, à goûter sur place.
Informations pratiques pour visiter les Giardini Ravino
Horaires et tarifs
Les Giardini Ravino se visitent généralement de 10 h à 19 h, tous les jours sauf mardi et jeudi. Lors de ma visite, l’entrée plein tarif m’a coûté 12 €.
Durée et parcours
Le jardin est plus petit que La Mortella, mais comptez quand même 1 h 30 à 2 h pour en profiter tranquillement. Moins monumental, mais très dépaysant.
Où dormir : Villa Ravino et piscines thermales
Pour prolonger l’expérience, il est possible de dormir juste à côté, à Villa Ravino, une résidence/B&B avec chambres et appartements liés au même univers végétal. Le vrai plus : rester à Forio, avec le jardin botanique à portée de main et un espace bien-être avec piscine extérieure, piscine thermale intérieure avec hydromassage et bain turc.
Pourquoi Ischia est une île thermale
Ischia n’est pas thermale par hasard : l’île repose sur un système hydrothermal encore actif, lié à son histoire volcanique. Sous le sol, les eaux circulent dans les fractures, se réchauffent en profondeur, se chargent en gaz et en minéraux, puis remontent vers la surface.
L’échelle du phénomène est impressionnante : un inventaire scientifique recense environ 264 points de prélèvement d’eaux souterraines sur l’île, dont une majorité de puits. Ce chiffre, qui témoigne de l’incroyable activité du sous-sol, ne doit pas être confondu avec le nombre de sources naturelles visibles. Ischia compte plutôt 29 groupes de sources thermales, auxquels s’ajoutent de nombreux phénomènes fumaroliques. Les 264 points regroupent donc des réalités différentes : des sources historiques aménagées, mais surtout des puits, forages et captages qui alimentent les établissements thermaux et touristiques de l’île.
Cette diversité se retrouve dans les eaux elles-mêmes : selon les secteurs, leur salinité va d’environ 1 à 42 g/L, avec des températures pouvant varier de 13 à 90 °C. Ischia ne possède donc pas une seule eau thermale, mais plusieurs mondes thermaux réunis sur une même île.
Cette richesse du sous-sol se voit même à petite échelle. À Forio, dans le B&B où je logeais, le propriétaire m’a expliqué avoir fait réaliser un forage : il dispose ainsi d’une arrivée d’eau chaude issue du sous-sol, sans pour autant exploiter une piscine thermale.
Ici, on comprend vite qu’il ne s’agit pas seulement de “trouver une source” : dans plusieurs secteurs de l’île, l’eau chaude est déjà sous vos pieds. Encore faut-il la capter correctement.
Les parcs thermaux accessibles à la journée
L’entrée dans chacun de ces parcs donne accès à plusieurs bassins thermaux, souvent répartis par températures. En bord de mer, certains permettent aussi d’alterner facilement entre eau thermale, crique et plage.
On retrouve souvent aussi de petites piscines froides, proches de l’esprit du parcours Kneipp, placées près des bassins chauds pour alterner rapidement entre chaleur thermale et eau plus fraîche, autour de 20 °C. Chacun de ces parcs possède aussi une grotte thermale, sorte de sauna naturel à chaleur humide.
Avant d’entrer, mieux vaut quand même vérifier les règles propres à chaque établissement. Elles varient surtout pour les enfants : les bassins thermaux, les grottes et certains parcours de soins sont le plus souvent réservés aux adultes, tandis que les plus jeunes sont plutôt orientés vers les piscines d’eau de mer ou les bassins non thermaux. Autre détail à ne pas négliger : dans certains parcs, le bonnet de bain peut être obligatoire, même si une casquette ou un chapeau suffit parfois pour accéder aux bassins.
Giardini Poseidon Terme, à Forio : le grand classique d’Ischia
Giardini Poseidon Terme est le parc thermal le plus vaste d’Ischia, installé à Forio dans le creux spectaculaire de la baie de Citara, entre la mer, les pentes cultivées et les parois de tuf (une roche poreuse) qui ferment le site côté montagne.
Le parc occupe tout l’espace disponible au pied du relief et sert de liant entre les éléments du lieu : piscines thermales, piscines d’eau de mer, grotte thermale, centre de santé et bien-être, points de restauration, boutique, terrasses et accès à la plage.
Sur les hauteurs du parc, derrière des portes en bois foncé, la falaise cache une grotte creusée dans la pierre où l’on vient prendre un bain de vapeur.
À la sortie, après s’être rincé sous l’une des douches ou dans le petit bassin voisin, le plus logique serait de prolonger ce moment sur un transat, de boire quelque chose de chaud ou simplement de laisser le corps continuer à transpirer, jusqu’à glisser doucement vers le repos. Pourtant, beaucoup de visiteurs reprennent aussitôt leur parcours, comme s’il s’agissait seulement d’une étape à cocher.
La présence discrète d’un membre du personnel rappelle d’ailleurs que cette grotte n’est pas une attraction anodine. Dans ce décor presque cinématographique, on retrouve une pratique ancienne : les bains de vapeur ont longtemps été regardés comme des remèdes puissants, bien au-delà d’un simple moment de détente.
Bains de vapeur : pourquoi la chaleur humide est différente
Le bain de vapeur, autrefois appelé étuve, est souvent désigné à Ischia par les expressions italiennes sauna naturale in grotta ou stufa. Il était longtemps considéré comme l’un des grands soins thermaux, notamment dans certaines maladies de la peau, lorsque le bain chaud n’avait pas été aussi utile qu’on l’aurait désiré.
Sa particularité tient à la tolérance du corps : une température élevée est plus supportable dans la vapeur que dans l’eau. On peut ainsi rester dans une étuve humide autour de 50 °C, voire 55 °C, alors qu’une eau portée à cette température serait impossible à supporter. La chaleur sèche, elle, peut atteindre des températures encore plus élevées.
Ischia abrite encore de nombreuses grottes thermales relevant de cette chaleur humide, devenue plus rare dans les établissements thermaux du continent. C’est donc une expérience à ne pas traverser trop vite : ces saunas naturels font partie de ce que le thermalisme d’Ischia conserve de plus authentique.
Negombo, à Lacco Ameno : le plus beau compromis entre thermes et jardin
Avant même l’aménagement du parc Negombo, la baie de San Montano était déjà liée aux eaux thermales : elles jaillissaient au pied du Monte di Vico, dans ce petit amphithéâtre naturel ouvert sur la mer.
Le parc ne se dévoile pas immédiatement depuis l’entrée. Les grands bassins apparaissent après avoir traversé une première partie du site, en retrait, légèrement au-dessus de la plage.
C’est justement ce qui fait la force de Negombo : l’expérience n’est pas seulement thermale, elle devient aussi balnéaire. Le parc donne accès à la plage de San Montano, l’une des plus belles anses d’Ischia, partagée entre une partie publique et une plage privée aménagée. Une clôture marque la limite entre le parc et la plage, mais un passage contrôlé permet de sortir, de fouler le sable, de se baigner dans la mer, puis de revenir dans Negombo.
Mais avant de filer vers la plage, Negombo se découvre comme un jardin dense, riche d’environ 500 espèces, où les installations semblent avoir été pensées autant que dessinées. Grotte d’antrothérapie, sauna troglodyte, parcours d’hydrothérapie inspiré des bains japonais ou bassins avec chutes et jets d’eau chaude : tout se dévoile peu à peu au fil des escaliers, des terrasses et des chemins, entre ombre végétale, air marin et senteurs méditerranéennes.
Ce que j’ai apprécié : plusieurs installations thermales de Negombo intègrent des douches où l’eau est dirigée avec une certaine puissance vers la partie du corps à soulager. La force ressentie dépend surtout de la hauteur de chute, qui donne sa vitesse à l’eau, mais aussi de l’ajutoir : plus son ouverture est large, plus la masse d’eau reçue est importante.
C’est ce qui rend certaines installations de Negombo particulièrement intéressantes pour dénouer les tensions du crâne, de la nuque, des épaules ou du dos. Quand l’eau tombe avec justesse, elle devient l’un des meilleurs massages naturels.
Parco Termale Castiglione, à Casamicciola Terme : des bassins dans la vallée verte
Le secteur de Castiglione était déjà connu pour ses eaux chaudes, qui jaillissaient près du rivage, au pied d’un ancien site fortifié. Il n’en reste aujourd’hui que de rares vestiges de murs intégrés à la nature, mais le nom est resté pour désigner tout le secteur géographique et, par extension, le parc thermal.
Une alternative aux deux grands parcs thermaux :
Contrairement à Negombo ou Poseidon, plus vastes et conçus pour faire découvrir successivement différents espaces, Castiglione offre une expérience plus compacte. Depuis l’entrée située sur les hauteurs, on peut rejoindre et quitter les installations par le funiculaire, les escaliers ou une voie inclinée, selon sa forme du moment. Sur place, les bassins sont regroupés sur quelques terrasses proches les unes des autres, dans une ambiance assez homogène, mais avec des températures variées. On passe ainsi plus de temps dans l’eau, et moins de temps à parcourir le parc.
Bon à savoir : l’espace “plage” ressemble davantage à une plateforme aménagée au bord de l’eau qu’à une véritable plage de sable. L’accès à la mer se fait par un ponton ou une échelle, directement dans une zone assez profonde : ce n’est donc pas l’option la plus adaptée aux jeunes enfants ni aux personnes peu à l’aise dans l’eau. On vient donc surtout à Castiglione pour ses eaux thermales réputées, plus que pour profiter de la mer.
Les parcs thermaux de Sant’Angelo
En me rendant à Sant’Angelo, le bus termine sa course à Cava Grado, un peu à l’écart de la partie basse du village. La route continue encore un peu, mais pour le bus, le trajet s’arrête ici. La suite se fait surtout à pied, ou avec les petites voiturettes électriques qui serpentent vers le village.
En remontant légèrement la route, Romantica / Sinfonia apparaît comme la principale option thermale accessible dans cette partie haute de Sant’Angelo. Le parc dépend de l’hôtel, mais accueille aussi les visiteurs extérieurs. Le même ensemble permet de dormir sur place au Romantica / Sinfonia à Sant’Angelo
, dans un cadre thermal accroché à la pente, entre palmiers, terrasses et collines volcaniques.
En descendant la route depuis Cava Grado, le panorama s’ouvre tout à coup sur l’extrémité sud d’Ischia : un îlot rocheux relié au village par une langue de sable, comme une petite scène suspendue entre deux eaux.
Puis le regard file vers les Maronti, souvent présentée comme la plus belle plage d’Ischia : près de trois kilomètres de sable étirés au pied de hautes falaises de tuf.
Ici, il ne faut pas s’attendre à trouver une source nue, ni ces bassins naturels entourés de pierres que l’on associe spontanément aux sources chaudes. Le secteur est bien thermal, mais l’eau ne se présente plus à l’état brut : elle est depuis longtemps passée dans le monde des structures thermales privées. Les aménagements actuels ont remplacé les anciens, qui avaient déjà recouvert les sources dans leur forme naturelle ; toute trace de cet état originel est désormais effacée.
Ce basculement s’est accéléré avec le grand mouvement thermal européen. Aux XVIIIe et XIXe siècles, l’intérêt pour Ischia se ravive, transformant peu à peu l’île en destination recherchée par les aristocrates et les intellectuels.
À l’entrée des Maronti côté Sant’Angelo, le thermalisme ne se montre plus sous forme de source, mais dans un paysage très aménagé, où plusieurs bâtiments thermaux se mêlent aux autres constructions, accrochés au peu d’espace disponible.
Tout semble avoir été serré là où l’eau chaude pouvait encore être exploitée. Dans ce paysage gagné sur la pente et la plage, Aphrodite Apollon se distingue surtout par son parc thermal ouvert aux visiteurs extérieurs : on peut profiter des bassins sans réserver de chambre.
Plus à l’est de la plage des Maronti, d’autres sources chaudes ont elles aussi été absorbées par des constructions qui se présentent aujourd’hui comme des hôtels thermaux. D’un bout à l’autre de la baie, l’eau chaude n’est pas un détail : elle a orienté le développement touristique du littoral.
Aphrodite Apollon est donc l’option la plus simple dans ce secteur pour profiter d’un parc thermal sans dormir à l’hôtel. Ceux qui veulent rester sur place peuvent aussi séjourner à l’Hotel Apollon / Apollon Club & Thermal Spa
, directement lié au parc.
Les sources naturelles et phénomènes géothermiques d’Ischia
Baia di Sorgeto : les sources chaudes naturelles incontournables
À Sorgeto, on ne vient pas chercher une plage de sable, ni prendre des “bains de lame”, c’est-à-dire se baigner directement dans les vagues. Le lieu fonctionne autrement. La petite crique est protégée par de grands blocs rocheux, ce qui lui confère un microclimat légèrement différent du reste du littoral. La mer y est souvent plus calme : chacun peut s’aventurer dans l’eau jusqu’à la taille, barboter, et profiter d’un bain à l’abri du large.
Mais à Sorgeto, on entre par la mer et l’on reste pour la chaleur. L’eau chaude jaillit au bord du rivage et depuis le fond marin. La crique abritée fait le reste : au lieu d’être aussitôt dispersée par la mer, la chaleur reste prise dans des bassins peu profonds. Au fil du temps, les pierres ont été déplacées, ajustées, empilées pour retenir l’eau chaude et dessiner les contours du bain. C’est ce bricolage de roche qui donne à la source ce visage brut que l’on associe aux sources chaudes naturelles. L’eau de mer vient en adoucir l’intensité, même si, aux points d’émergence, la température peut être extrême, jusqu’à 90 °C.
Ici, la température n’est pas ajustée. Elle dépend de la mer, des vagues, de la saison et de l’endroit où l’on s’installe. À Sorgeto, c’est la nature qui règle le bain.
Informations pratiques pour visiter Sorgeto
Où se trouve Sorgeto ?
Sorgeto se trouve dans la commune de Forio, sous le hameau de Panza, en contrebas de la Via Fumerie.
Accès à pied
L’accès se fait par un escalier d’environ 250 marches qui descend jusqu’à la crique. Les marches sont irrégulières, mais ce n’est pas forcément la partie la plus pénible : depuis l’arrêt de bus, la marche sur la Via Fumerie peut être longue et en pente, surtout au retour.
Stationnement
En voiture, scooter ou moto, on peut se rapprocher du départ des escaliers. Il est possible de laisser son véhicule dans l’enceinte du
Punta Chiarito Resort, juste avant la descente, pour quelques euros. À hauteur de l’escalier qui descend vers la crique, une petite zone au bord de la route permet aussi de laisser un scooter, mais elle est non surveillée et les places sont limitées.
Où manger près de Sorgeto ?
Au-dessus de la crique, Da Gisella et Punta Chiarito font partie des restaurants connus du secteur. En bas, le petit restaurant La Sorgente se trouve directement dans la crique. Lors de mon séjour à Ischia, effectué mi-mai, il était ouvert et disposait aussi du Wi-Fi.
Hôtel thermal au-dessus de Sorgeto
Juste au-dessus de la baie, le Punta Chiarito Resort prolonge l’expérience de Sorgeto côté hôtel thermal. Ses piscines et sa grotte thermale occupent un promontoire rocheux dominant la mer, comme si l’énergie thermale de Sorgeto trouvait là une autre manière d’apparaître. D’autres hôtels thermaux existent dans le secteur de Forio et de Panza, mais celui-ci reste le plus directement lié à Sorgeto.
Retour depuis Sorgeto
Pour repartir, deux options : remonter à pied vers la Via Fumerie et reprendre le bus, ou utiliser un bateau-taxi selon la saison, notamment vers Sant’Angelo ou certains points de la côte des Maronti.
Prudence dans les bassins
À Sorgeto, certaines zones peuvent être brûlantes, surtout près des arrivées d’eau chaude. On teste la température avant de s’installer, on avance doucement entre les rochers, et les chaussures d’eau restent vivement conseillées.
Argile de Sorgeto
À Sorgeto, il n’est pas rare de voir des baigneurs se tartiner le corps avec la matière argileuse prélevée sur place. Près des bassins, un habitant de l’île tient son étal : il reste posté sous son parasol pour vendre plusieurs produits conditionnés autour de l’argile de Sorgeto.
Baie de Cartaromana : la source tiède oubliée face au Castello Aragonese
Après Sorgeto, Cartaromana donne l’impression inverse. À Sorgeto, dès la descente par les escaliers, on comprend où se joue le bain : les rochers, les bassins occupés du matin au soir, la source encore vivante dans les usages. À Cartaromana, je m’attendais à une source plus modeste, mais rien n’indiquait vraiment sa présence. J’ai même cru qu’elle s’était tarie.
Elle n’est pourtant pas totalement absente. Elle se tient à l’écart de la partie dégagée de la plage, près de la falaise, dans un recoin plus chaotique où se mêlent roches, flaques et appuis instables.
On traverse ce recoin dans l’eau, sans forcément comprendre ce que l’on foule. À première vue, ce n’est qu’une retenue laissée par la mer. Puis la sensation surprend : par endroits, là où de petites bulles s’échappent du fond, l’eau devient tiède, autour de 30 °C. Ce n’est pas un bain complet, plutôt un bain de pieds. Mais le doute s’installe : cette flaque pourrait bien être ce qu’il reste d’un bain ancien, vestige discret d’un passé plus glorieux, quand l’eau de Cartaromana comptait encore dans la médecine thermale de l’île.
C’est là que le lieu devient troublant. Dès la fin du XVIe siècle, Giulio Jasolino, médecin et philosophe calabrais, décrit les eaux d’Ischia dans son traité médical consacré à l’île, publié pour la première fois en 1588. Dans les éditions anciennes de ce texte, le secteur de Piaggia Romana, l’actuelle Cartaromana, est mentionné pour ses eaux claires, ferrugineuses et réputées pour plusieurs usages médicinaux.
L’eau n’y est pas décrite comme brûlante, mais comme tiède, jaillissant en quantité dans un petit bassin de pierres et de sable, avant de rejoindre en partie la mer. Le texte évoque même un “Bagno degli occhi”, un bain des yeux situé dans ce secteur de Piaggia Romana, signe que cette eau avait une réputation particulière dans la tradition médicale locale.
Rien ne permet d’affirmer avec certitude que le trou d’eau visible aujourd’hui correspond exactement à cette ancienne source. Mais plusieurs détails interpellent : la plage, les rochers, l’eau tiède, et surtout les couleurs brun-rouille laissées autour des pierres, qui rappellent bien l’eau ferrugineuse décrite autrefois.
Alors on regarde ce petit bassin autrement : non plus comme une simple retenue de mer, mais comme le reste possible d’un bain ancien, qui avait sans doute plus de présence qu’aujourd’hui. La source s’est faite discrète ; elle s’efface désormais dans la vie balnéaire, tandis que le château aragonais demeure au loin, comme un repère indélébile.
Informations pratiques pour visiter Cartaromana
Accès
Pour y venir, le plus simple reste le bateau-taxi depuis Ischia Ponte. On peut aussi s’en approcher en bus puis finir à pied, mais l’accès est plus sommaire qu’à Sorgeto, et la remontée peut vite devenir sportive.
Où manger à Cartaromana ?
Sur la plage, le Ristorante Da Maria permet de manger en terrasse face au château aragonais. Le personnel m’a aussi confirmé que le petit bassin tiède près des rochers était bien identifié comme la source chaude de Cartaromana.
Buceto : la source froide aux usages traditionnels
La source de Buceto, ou Fonte di Buceto, peut constituer un excellent prétexte pour découvrir la forêt de Buceto, la dernière grande étendue boisée d’Ischia. On peut encore y marcher longtemps sans croiser grand monde, même si certains bruissements dans la végétation font parfois sursauter. Sur le moment, j’ai cru à une présence humaine cachée dans les sous-bois ; ce n’étaient finalement que quelques chèvres marronnes, bien dissimulées entre les arbres.
Historiquement, les eaux froides de Buceto étaient décrites comme légères, limpides et agréables à boire, au point d’être considérées parmi les meilleures eaux de l’île pour la consommation. La Fonte di Buceto, la plus célèbre des sources de ce secteur, est aujourd’hui captée dans un petit ouvrage technique dissimulé sous la végétation. À l’origine, il ne s’agissait pourtant que d’un griffon naturel.
Derrière cette apparente simplicité, cette eau minérale, comme les sources chaudes qui coulent plus bas, a profité des cassures du sous-sol volcanique pour remonter jusqu’à la surface. En circulant dans la roche, elle s’est enrichie en minéraux, ce qui a sans doute contribué à la réputation ancienne de la Fonte di Buceto pour ses vertus thérapeutiques.
Lorsque j’ai ouvert la vanne, fixée dans la roche en contrebas du petit ouvrage de captage, la pression m’a surpris. Pourtant, rien n’indique ici la présence d’un pompage. Le bâtiment maçonné semble plutôt collecter l’eau avant de l’acheminer vers ce point de puisage plus bas. La gravité suffit alors à créer une pression naturelle, à mettre la conduite en charge et à produire ce jet étonnamment vigoureux. Après une bonne heure de marche dans la forêt, cette eau froide m’a franchement revigoré.
Les Fumarole de Sant’Angelo : la plage géothermique qui respire
Les fumerolles des Maronti font partie des curiosités géothermiques d’Ischia, mais le phénomène reste discret. Sur le sable, les traces de pas dans le périmètre interdit disent assez bien la curiosité qu’elles suscitent. On vient voir ce point chaud où les gaz s’échappent du sol, mais aussi cette tradition locale étonnante : cuire œufs, pommes de terre ou poisson directement sous le sable. Le panneau rappelle toutefois la réalité du lieu : ici, la température peut dépasser 100 °C sous la surface.
Le plus intéressant reste peut-être d’en faire une expérience culinaire : certains restaurants du secteur utilisent encore cette chaleur naturelle pour cuire des aliments sous le sable.
Les thermes anciens et sources historiques
Cavascura : un thermalisme d’un autre âge
Derrière la longue plage des Maronti, on s’engage dans un étroit vallon de tuf volcanique. Après quelques minutes de marche depuis l’arrière de la plage, on atteint Cavascura, des thermes fortement intégrés à la roche, qui semblent avoir échappé à plusieurs siècles de modernisation.
Cette impression se confirme dès l’entrée du site. Les cabines de bain, adossées aux parois de tuf du vallon, évoquent de petites grottes troglodytiques. À l’intérieur de chacune d’elles, une baignoire étroite, creusée dans la roche, reçoit l’eau thermale amenée par une simple rigole. Difficile de faire plus dépouillé : Cavascura passe pourtant pour l’un des plus anciens établissements thermaux d’Ischia, traditionnellement rattaché à l’époque romaine, et ces baignoires portent encore la mémoire de cette origine ancienne.
Le système est rudimentaire, mais ingénieux. À l’entrée de chaque cabine, un petit dispositif permet de réguler l’arrivée d’eau vers le bain. Une fois le passage ouvert, l’eau thermale alimente continuellement la baignoire, créant un véritable bain en eau courante.
C’est là tout l’intérêt du système : contrairement aux baignoires individuelles que l’on trouve dans un établissement thermal classique, l’eau n’est pas simplement versée puis laissée au repos. Ici, elle circule en permanence à travers le bain, assurant une véritable stabilité thermique grâce à un renouvellement continu de l’eau.
C’est moins confortable, plus spartiate, mais aussi plus proche d’une source chaude.
Cavascura ne cherche pas à impressionner. Elle marque par son ancienneté.
Informations pratiques pour visiter Cavascura
Tarifs et horaires
Entrée simple pour visiter : 2 €.
Parcours thermal de base : environ 20–25 €, avec bain thermal, douche thermale, sauna naturel et espace repos selon les formules. Des soins sont aussi proposés en supplément : boues, masques, massages ou traitements spécifiques.
Les thermes ouvrent généralement d’avril à l’automne, tous les jours de 8 h 30 à 18 h. Un petit bar se trouve à l’entrée.
Bienfaits mis en avant
Les eaux de Cavascura sont surtout indiquées pour les rhumatismes chroniques, l’arthrose, les suites de fractures ou d’interventions orthopédiques, ainsi que certaines affections chroniques des voies respiratoires et ORL. Elles sont aussi mentionnées pour la peau, la circulation périphérique et la cellulite.
Où dormir près de Cavascura ?
Pour dormir dans un lieu vraiment original, l’Hotel Regina del Mare est une option à considérer : construit au bord des Maronti, près de l’accès au vallon de Cavascura, l’établissement donne l’impression d’un bateau amarré à la plage.
Sorgente di Olmitello : la source historique devenue inaccessible
À Olmitello, les ruines visibles aujourd’hui racontent moins un bâtiment unique qu’une succession d’époques.
Olmitello appartient lui aussi à cette ancienne mémoire thermale d’Ischia. Giulio Jasolino décrit le bain de Dojano, aussi appelé Ulmitello, comme une petite source jaillissant près d’un rocher, avec une eau douce, claire et chaude. Au XVIIIe siècle, Giovanni Pistoya raconte à son tour avoir retrouvé l’ancien bain presque oublié, enfoui sous le sable et les ruines d’un ancien mur, avant d’y faire aménager un petit bassin pour recueillir l’eau.
Ce qui frappe, c’est la manière dont ces anciens auteurs pensaient la force d’une eau thermale. Pour Pistoya, l’eau d’Olmitello avait davantage d’efficacité lorsqu’elle était utilisée sur place, au plus près de sa source, afin de ne pas perdre la force que lui communiquait sa “mine”, c’est-à-dire son origine minérale et souterraine. Cette idée entre en tension avec l’histoire plus récente du lieu : les bâtiments visibles aujourd’hui appartiendraient surtout à un ancien complexe thermal du début du XXe siècle, construit autour d’un captage plus ancien lié au XVIIIe siècle. Le site aurait notamment servi à recueillir l’eau, à l’embouteiller et à produire des sels thermaux.
D’un côté, une eau utilisée au plus près de son émergence naturelle, encore reliée au milieu vivant de la source ; de l’autre, une eau recueillie, embouteillée ou amenée jusqu’aux bains, déjà séparée de ce milieu. Avec la mise en exploitation, la source cesse d’être seulement un lieu que l’on rejoint : elle devient une ressource maîtrisable, dont on profite sans toujours percevoir ce qu’elle a perdu en chemin.
Fonte delle Ninfe Nitrodi : l’eau ancienne de Barano d'Ischia
Vue du ciel, Nitrodi ressemble davantage à un jardin construit autour d’une source qu’à un établissement thermal classique. Même s’il s’agit bien d’un petit complexe thermal, les terrasses végétalisées occupent l’essentiel du site et le bâtiment principal se fond dans la végétation.
L’essentiel des installations se trouve en bas, autour du bâtiment qui abrite la source. Ici, on ne vient pas vraiment pour s’immerger dans une piscine thermale. L’eau de Nitrodi s’utilise autrement : douches, lavabos et fontaine sont aménagés au milieu des plantes aromatiques et médicinales.
De petits escaliers permettent ensuite de gagner les solariums en terrasse, véritables belvédères ouverts sur le paysage. Au loin, on distingue même l’îlot rocheux de Sant’Angelo. C’est ici que les mots détente et contemplation prennent un sens fort.
Mais le cœur du lieu reste bien la source. Nitrodi est souvent présentée comme l’une des plus anciennes stations thermales encore actives au monde, connue depuis l’Antiquité et dédiée aux nymphes Nitrodi.
Or, une station thermale ancienne ne fonctionne pas comme un établissement thermal moderne : on venait chercher l’eau là où elle apparaissait, en suivant la pente naturelle du terrain.
Avec les progrès techniques du XIXe siècle, ce rapport bascule : l’eau qui s’écoulait par gravité peut désormais être relevée, dirigée et distribuée vers les installations, même lorsque cela va contre sa pente naturelle.
Ce qui distingue encore Nitrodi, c’est que l’intervention technique reste limitée : l’eau circule bien par un réseau de conduites, mais elle reste distribuée pure, directement depuis la source, sans stockage, sans traitement chimico-physique et sans recyclage, à sa température d’émergence d’environ 28 °C.
Informations pratiques pour visiter Nitrodi
Faire une cure à Nitrodi
Nitrodi n’est pas seulement une halte pour prendre une douche thermale. Son eau se boit aussi : beaucoup moins salée que d’autres eaux thermales de l’île, avec environ 1 g de sels par litre, elle se prête bien à la cure de boisson. Elle est recherchée pour les gastrites, l’acidité de l’estomac, les ulcères gastroduodénaux, mais aussi pour la peau et les muqueuses. Près de l’accueil, une fontaine permet de remplir sa bouteille sans ticket thermal. En restant peu de temps sur place, j’ai vu l’effet Nitrodi : plusieurs personnes entraient simplement avec des bouteilles vides, parfois un petit stock à remplir, avant de repartir avec l’eau de la source.
Boire l’eau sur place
Le lieu prend tout son sens avec ces véritables curistes venus “faire une saison” : quelques jours, parfois plus, à boire l’eau sur place et remplir leurs bouteilles, dans une logique de cure plutôt que de simple passage.
Dormir près de la source
Pour vivre Nitrodi autrement qu’en simple halte thermale, le plus cohérent est de dormir tout près de la source, par exemple au Nitrodi Thermal Relais, à Buonopane, sur la commune de Barano d’Ischia.
Horaires et tarifs
Ouvert généralement de fin mars à début novembre. Entrée à partir d’environ 18 €, selon le créneau choisi.
Antiche Terme Belliazzi : la source historique du Gurgitello à Casamicciola Terme
À Casamicciola, les Antiche Terme Belliazzi prolongent l’histoire du Gurgitello, l’une des sources les plus célèbres d’Ischia. Dès la fin du XVIe siècle, dans son traité consacré aux remèdes naturels de l’île, Giulio Jasolino en parle comme d’une eau de « vertu merveilleuse », autour de laquelle s’est construite une véritable réputation médicale.
L’importance accordée à cette eau se lit aussi dans les aménagements anciens. Jasolino décrit déjà des bains couverts de voûtes maçonnées, conçues pour préserver la “vertu” de l’eau de la pluie, de la neige et du vent. Il précise même que des ouvertures permettaient aux vapeurs thermales de s’échapper, afin qu’elles ne stagnent pas dans les espaces clos.
Plus de quatre siècles plus tard, cette architecture voûtée pensée autour de l’eau se retrouve encore dans le bâtiment actuel des Terme Belliazzi. Reconstruit vers 1854 sous l’impulsion de Ferdinand II de Bourbon et de la famille Belliazzi, il prolonge un site thermal bien plus ancien, organisé autour de la source du Gurgitello. Le Gurgitello reste une source naturelle historique : une eau qui s’est d’abord frayé son chemin dans le sous-sol avant d’être progressivement aménagée, protégée et utilisée.
Le lieu n’est donc pas passé directement d’une émergence libre à un grand établissement du XIXe siècle : la source a connu plusieurs phases d’aménagement, jusqu’aux voûtes basses encore visibles aujourd’hui.
Le tournant du XIXe siècle change ensuite l’échelle du lieu : les soins s’organisent dans le nouvel établissement, tandis que les espaces souterrains deviennent le cœur technique du bâtiment, une chambre de captage où l’eau est recueillie avant d’être acheminée vers les installations modernes. La source reste naturelle, mais on ne se baigne plus forcément là où elle apparaît : son usage devient maîtrisé.
C’est lors du séisme de 1883 que cette solidité prit tout son sens. Le 28 juillet, alors que la catastrophe rasa presque tout Casamicciola, le bâtiment thermal des Belliazzi tint miraculeusement bon. Il subit des dégâts, mais ses voûtes basses et sa structure en pierre de lave, la roche volcanique locale, lui permirent de rester debout.
Si ces voûtes s’étaient effondrées, elles auraient aussi pu obturer la remontée de l’eau thermale, empêchant celle-ci de se frayer naturellement un passage jusqu’à la surface. Restauré par la suite, le bâtiment resta l’un des cœurs du thermalisme de Casamicciola, autour d’une source qui continue de jaillir naturellement.
Où dormir autour du Gurgitello ?
La Piazza Bagni del Gurgitello reste aujourd’hui un point thermal important de Casamicciola, avec les Terme Belliazzi et l’Hotel Terme Manzi. Les Belliazzi sont installées sur la source historique du Gurgitello, tandis que l’Hotel Terme Manzi exploite une émergence secondaire, issue du même système thermal profond.
Avant le séisme de 1883, la Piazza Bagni était le lieu le plus luxueux de l’île. Établissements de soins, hôtels de prestige et salons de réception accueillaient une clientèle fortunée venue de toute l’Europe pour profiter des vertus du Gurgitello. Aujourd’hui, on ne dort plus aux Belliazzi : les anciennes structures d’hébergement attenantes sont désormais en ruines, mais l’établissement reste pleinement actif pour les cures et les soins thermaux.
L’Hotel Terme Manzi, établissement 5 étoiles situé sur la même place, permet de séjourner au plus près de cette histoire.
Où dormir à Ischia ?
La carte interactive ci-dessous vous permet de repérer facilement les hébergements disponibles selon vos dates, votre budget et le secteur qui vous convient le mieux.
Mes conseils avant de réserver
Si le bien-être est au cœur de votre voyage, choisissez un hôtel avec piscines thermales ou spa intégré. Autre option intéressante : dormir près d’un site thermal emblématique, comme Sorgeto ou Nitrodi, pour garder un rapport plus direct à l’eau, sans forcément passer par un grand établissement.
Avec un budget plus serré, privilégiez les saisons intermédiaires : fin avril à début juin, puis mi-septembre à octobre. L’île reste agréable, les parcs thermaux sont ouverts et les hébergements sont généralement plus accessibles qu’au cœur de l’été.
Ischia Porto reste très pratique pour les commodités, les déplacements et les départs matinaux en bateau. Mais en haute saison, ce secteur central devient aussi plus bruyant, entre les arrivées au port, la circulation et la vie nocturne. Pour dormir plus au calme, mieux vaut viser un hébergement légèrement à l’écart, vers Ischia Ponte ou un peu plus à l’ouest.
Enfin, si vous logez du côté de Sant’Angelo, Barano ou des Maronti, la demi-pension peut vraiment simplifier le séjour, surtout si votre hébergement est un peu isolé. Le soir, vous évitez de dépendre des bus, des taxis ou de devoir ressortir loin pour dîner.
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Fabrice

