Source Croizat : Trésor oublié entre Mont-Dore et Bourboule

Située dans le Puy-de-Dôme, la vallée de la Haute-Dordogne est une terre thermale ancestrale. Si les Romains y ont laissé de nombreux vestiges, le territoire cache aussi des sources dont l’exploitation a cessé, laissant la nature reprendre ses droits.

La source Croizat en est l’exemple le plus fascinant : située géographiquement au Mont-Dore, elle appartient pourtant historiquement à la commune de La Bourboule. Découvrons ensemble cette source qui s’épanouit librement en pleine nature, véritable trait d’union sauvage entre deux grandes cités thermales.

AU SOMMAIRE :

Carte des sources

Le Sentier des sources : entre accessibilité et vestiges oubliés

Pour rejoindre la source Croizat, l’itinéraire le plus simple débute au parking de la Taillerie du Sancy. Depuis ce point, il suffit de passer devant l’établissement et de suivre la route sur une cinquantaine de mètres. Un chemin bifurque alors sur la droite, descendant vers la micro-centrale hydroélectrique du Moulin de la Compissade. À droite de ce bâtiment, un pont en bois enjambe la Dordogne et marque l’entrée officielle du sentier des sources.

Source Croizat au loin
Source Croizat au loin
Source croizat à côté de la rivière de la Dordogne

Une proximité qui invite à la vigilance

Le sentier s’élève légèrement sur le flanc de la colline. Large et praticable, il ne nécessite aucune acrobatie. C’est d’ailleurs l’un des accès les plus rapides de France vers un bassin d’eau chaude naturel.

Cependant, cette facilité d’accès a un revers : l’affluence croissante menace l’équilibre fragile de l’environnement. C’est notamment pour cette raison, couplée aux risques sanitaires, qu’un arrêté municipal interdit la baignade depuis 2016.

La Source Félix : l'échec d'un thermalisme isolé

En poursuivant sur le chemin principal, une bifurcation se présente. À gauche, on rejoint un second parking sur la départementale reliant le Mont-Dore à La Bourboule. En prenant à droite, le sentier longe paisiblement les berges de la rivière vers la source Félix (ou source Chabory, du nom d’un ancien directeur des thermes du Mont-Dore).

Découverte en 1895, cette source jaillissait initialement à 30 °C avec une minéralisation de 4 grammes par litre. Malgré un forage et l’installation de baignoires en zinc, son débit modeste (14 litres/minute) a freiné son essor.

Un pavillon en ruines témoin du passé

Le petit bâtiment thermal, aujourd’hui en délabrement avancé, raconte les difficultés de l’époque :

Un isolement excessif : le site était trop éloigné d’un cadre avantageusement urbanisé.

Un coût thermique élevé : la température de l’eau étant passée de 30 °C à l’origine à 19 °C aujourd’hui, elle devait, quoi qu’il arrive, être réchauffée artificiellement. C’était une contrainte majeure autrefois, devenue beaucoup plus simple à gérer techniquement aujourd’hui pour les établissements modernes, qui disposent de systèmes de contrôle thermique performants permettant de respecter les normes de sécurité sanitaire actuelles.

Une fréquentation confidentielle : le site n’accueillait qu’une cinquantaine de curistes par saison avant d’être abandonné vers 1930.

Pavillon abritant la source Félix
Pavillon abritant la source Félix
Pavillon abritant la source ferrugineuse Félix
Source ferrugineuse Félix : le dépôt rougeâtre qu'abandonnent ces eaux est bien visible devant la porte d'entrée du pavillon

Aujourd’hui, le bâtiment est condamné, mais l’on peut encore observer par une fenêtre trois pièces où les hommes et les femmes se baignaient séparément. Au centre, l’eau de la source croupit désormais au sol, laissant de larges dépôts ferrugineux rougeâtres. Jusqu’à récemment, certains habitants venaient encore y puiser l’eau directement, avant que l’accès ne soit définitivement sécurisé.

Pavillon délabré abritant la source Félix
Source Félix - à l'intérieur du pavillon

Depuis ce vestige, un pont en pierre permet d’enjamber à nouveau la Dordogne pour remonter vers le hameau du Genestoux.

Source Chabory (source Félix) au Mont-Dore
Source Chabory (Félix) en 1920 - © Nature et Source Chaude

La source Croizat : un écosystème thermal à ciel ouvert

En arrivant au bord de la Dordogne, vous découvrirez les deux bassins aménagés nichés sur la rive gauche, à proximité immédiate de l’eau. Malgré cette situation au plus près du lit de la rivière, les bassins restent accessibles, offrant un poste d’observation privilégié sur les eaux vives et limpides qui s’écoulent juste à côté.

Source croizat et rivière de la Dordogne
2 bassins aménagés de la source croizat

Un patrimoine fragile

Le site, bien qu’exigu, reste un lieu incroyablement méditatif. Contrairement aux établissements classiques, les eaux de la source Croizat ne subissent aucun mélange : elles conservent leur thermalité et leur caractère unique.

Source Croizat dans son écrin de verdure
Source Croizat dans son écrin de verdure
Source Croizat et ses 2 baignoires naturelles en pierres

L’eau circule par gravité entre deux niveaux :

  • Le bassin supérieur : où l’eau est maintenue à une température de 38 °C.
  • Le bassin inférieur : alimenté par le trop-plein du premier bassin, sa température avoisine les 35-36 °C.

Ce système de trop-plein assure un renouvellement permanent de l’eau, rappelant la pratique traditionnelle des bains à eau courante. Au XIXe siècle, les établissements qui l’utilisaient encore mettaient cet argument en avant : ils y voyaient le mouvement même de la nature, offrant une stabilité thermique idéale. Bien que ce mode de soin ait aujourd’hui disparu au profit des bains stagnants, cette circulation continue offrait un avantage précieux : elle permettait de prolonger l’immersion sans aucune déperdition de chaleur, une condition alors recherchée pour favoriser la détente profonde et permettre aux bienfaits naturels de l’eau d’accompagner durablement le corps.

Un milieu vivant : le microbiote sous vos yeux

Ici, la lumière n’est pas qu’une parure : elle est le moteur invisible de milliards de micro-organismes photosynthétiques. Ces colonies forment un véritable tapis vivant (appelé biofilm) qui tapisse les rochers et diffuse ses molécules actives directement dans l’eau.

Source Croizat et vasques aménagées
Tapis vivant (biofilm) bien visible sur la roche
Bassin du haut de la source Croizat
Bassin du haut
Bassin du bas de la source Croizat
Bassin du bas

Au fond, l’écosystème repose sur un équilibre subtil : un sol qui « boit » (avec une certaine rétention) permet à l’eau de percoler et de nourrir les micro-organismes. Leur présence est indispensable pour garantir la qualité de l’eau thermale et préserver l’intégrité de ses propriétés physico-chimiques.

À la source Croizat, ce sol est resté partiellement naturel, et c’est un point crucial. Là où de nombreuses piscines thermales modernes ont été figées dans une coque de béton, rompant tout échange avec la terre, ce site conserve une porosité qui permet au vivant de s’épanouir. Certes, le béton a jadis recouvert les lieux avant d’être retiré, mais aujourd’hui, cette terre qui respire offre à nouveau des conditions de vie hospitalières aux bactéries et aux archées. Ce sont elles qui, par leur production massive d’enzymes, dégradent les déchets organiques et assurent l’auto-nettoyage naturel du bassin, là où la chimie doit intervenir ailleurs.

Un débit à la baisse

Aujourd’hui, force est de constater que le débit a baissé. Si ce flux reste suffisant pour maintenir la clarté des bassins via le système de trop-plein, il est loin de son niveau historique : lors de la découverte de la source autour de 1900, il atteignait 200 litres par minute.

Source Croizat et ses 2 bassins aménagés
Galerie de la source Croizat

L’histoire industrielle et la fin d’une exploitation

La galerie souterraine : le « réfrigérateur » de la source

Pour comprendre le trajet de l’eau jusqu’aux bassins, il faut s’intéresser à la galerie voûtée maçonnée qui l’achemine. 

Eau limpide de la source Croizat

Longue d’environ 150 mètres et enfouie sous plusieurs mètres de terre, cette galerie agit comme un véritable réfrigérateur naturel permettant de refroidir la température de l’eau avant son arrivée. Toutefois, cet ouvrage enterré modifie inévitablement l’équilibre vivant de la source : en ralentissant l’écoulement, il change les conditions de développement de son microbiote spécifique.

Le point de captage — le griffon — se situe toujours de l’autre côté de la voie ferrée, dans une zone boisée. On peut encore y découvrir les vestiges d’un bâtiment thermal en ruines attenant à un réservoir. C’est ici que l’aventure industrielle a commencé, avant de se heurter aux réalités du terrain et aux rivalités humaines.

Voie ferrée du Mont-Dore
La galerie souterraine passe sous la voie du chemin de fer
Réservoir thermal de la source Croizat
Réservoir thermal et bâtiment thermal

La rivalité entre cités thermales et la pollution de 1934

Dès 1910, la Compagnie des Eaux minérales de La Bourboule pompait cette eau pour l’envoyer par une canalisation en fonte jusqu’à sa station, située à 3 kilomètres de là. Elle était ensuite stockée dans deux réservoirs thermaux avant d’être acheminée vers les établissements thermaux de la Bourboule. Cette exploitation créait de vives tensions : les habitants du Mont-Dore voyaient d’un mauvais oeil que leur richesse souterraine soit ainsi « détournée » vers la ville voisine.

Le destin de la source a basculé en 1934 : la mise en place d’une station d’épuration par la commune du Mont-Dore, à moins de 600 mètres de là, a provoqué une situation insolite : une contamination bactérienne irrémédiable. Cette pollution, survenue dans un climat de rivalité acharnée, a mis fin à l’exploitation officielle deux années plus tard.

L’échec des forages profonds : un trépan à l’abandon

Face à la contamination des eaux de surface, des tentatives ont été menées pour retrouver la pureté originelle. En 1938, on fora jusqu’à 171 mètres, sans résultat notable. Plus tard, en 1969, un nouveau forage de 214 mètres provoqua un éboulement souterrain et la rupture du trépan, qui repose toujours au fond du trou.

Ces interventions lourdes ont laissé des cicatrices : la présence d’un tube de forage abandonné en contact direct avec les eaux ruisselantes expose la source à des risques de pollution.

Forage laissé à l'abandon, source Croizat
Forage laissé à l'abandon dans le réservoir thermal

1934 : l'ultime saison glorieuse de la source Croizat

Une brochure touristique de 1934 consacrée à La Bourboule permet de mesurer l’importance capitale de cette source juste avant son déclin. À cette époque, la source Croizat n’est pas un site abandonné, mais un pilier de l’économie thermale de la station.

Dans le monde du thermalisme du XIXe siècle, le débit d’une source était un argument de réclame (publicité) majeur. Afficher une nature généreuse était synonyme d’efficacité thérapeutique.

• Avec 200 litres par minute, la source Croizat fournissait à elle seule autant d’eau que les célèbres sources Choussy et Perrière, les joyaux de La Bourboule.

• Côté minéralisation, elle battait tous les records de la vallée avec 9,84 g/l, offrant une eau au goût légèrement salé, classée parmi les plus arsenicales du monde (comme Choussy et Perrière).

Cette puissance permettait d’alimenter le matériel industriel (bains, douches, inhalations) des trois établissements thermaux (Mabru, Choussy et les Grands Thermes) grâce à deux immenses réservoirs de stockage implantés au nord de la ville, qui recueillaient l’eau (de la source Croizat) coulant durant la nuit pour répondre aux besoins du lendemain.

Les buvettes Croizat, jadis

L’exploitation était organisée pour offrir deux expériences radicalement différentes aux buveurs d’eau.

La buvette "sauvage"

En empruntant un sentier, on atteignait une buvette dont l’installation s’avérait être la chose la plus utile pour l’exploitant de la source (la Compagnie des Eaux Minérales de la Bourboule à l’époque) comme pour les visiteurs qui pourraient être amenés à boire ces eaux. C’était un spectacle réjouissant de voir les baigneurs aller chercher un regain de vitalité directement à la source.

Buvette de la source Croizat
Le court chemin menant à la buvette Croizat. Ce bâtiment, aujourd'hui désaffecté, abritait la buvette ainsi que le captage de la source éponyme. © Nature et Source Chaude

Mais la fréquentation de la buvette pouvait être affectée par son isolement, à l’écart de la cité thermale de La Bourboule qui, dans un cadre avantageusement urbanisé, pouvait assurer des cures plus agréables.

La buvette luxe des Grands Thermes

C’est dans le hall majestueux des Grands Thermes, véritable palais de première classe, que se trouvait la célèbre Buvette Croizat.

Buvette Croizat dans les Grands Thermes à la Bourboule
Buvette Croizat à 3 km de l'émergence de la Source Croizat
Buvette Croizat (implanté dans les Grands Thermes)

Cet établissement permettait aux visiteurs, en échange d’une petite rétribution, de goûter l’eau de la source Croizat. La source était sans doute célèbre à l’époque.

Dans ce vestibule, les buveurs, à l’abri du mauvais temps, pouvaient s’attarder (lire, bavarder, se reposer, etc.) tout en se désaltérant. L’eau de la source Croizat était remarquablement servie par deux jeunes filles qui tenaient la buvette.

Le saviez-vous ? Si la buvette a aujourd’hui disparu, l’histoire ne s’est pas totalement envolée : l’espace qu’elle occupait jadis au sein des Grands Thermes accueille désormais l’accueil principal de l’établissement, là où les curistes d’aujourd’hui débutent encore leur parcours de soins.

Souvenirs et pétrification : la mémoire du site

À côté du trop-plein de la source Croizat se trouvait autrefois une source pétrifiante. L‘exploitant du site utilisait un petit escalier en bois pour exposer diverses pièces au ruissellement permanent de l’eau chargée de calcaire. Cette pratique était très en vogue à l’époque, car les visiteurs étrangers aimaient emporter ces pétrifications d’objets comme souvenirs.

Source Croizat autour des années 1908 (datée du 2 août 1908) - © Nature et Source Chaude
Fontaine pétrifiante à côté de la Source Croizat
On peut encore voir l'eau qui arrive sur la partie supérieure de l'échelle en bois - © Nature et Source Chaude

La "Guerre des puits" : quand La Bourboule luttait pour sa survie

📗 La Bourboule était à l’origine un simple hameau perdu dans l’une des vallées les plus sauvages de la Dordogne. D’accès difficile, celui-ci abritait quelques maisons et quelques sources fréquentées uniquement par les gens du pays.

En 1855, les sources de la Bourboule ne fournissent en effet que 35 litres par minute.

C’est entre 1863 et 1879, en pleine « guerre des puits », que la station connaît un véritable essor. Ce conflit oppose la famille Choussy, dont les sources et l’établissement thermal retiennent la plupart des curistes (elle détient un monopole), et la municipalité de la Bourboule, en proie à des difficultés financières. Cette dernière cherche à augmenter le nombre de sources municipales afin d’accroître la manne thermale par l’intermédiaire de son concessionnaire, le vicomte de Sédaiges, et la société qu’il crée.

La guerre est déclarée. Les forages qui se succèdent ont pour objectif d’obtenir le tarissement de la source concurrente (les forages se font de plus en plus profonds) ou de découvrir de nouvelles sources à proximité des griffons du rival.

En 1877, les sources de la Compagnie fondée par Sédaiges fournissent 632 litres à la minute. À cette date, le bassin thermal de La Bourboule est en pleine crise : les forages réalisés sous les yeux ébahis des baigneurs, provoquent une vive émotion dans la station.

En 1879, la puissante Compagnie ressort victorieuse de la « guerre des puits ». Le docteur Louis Choussy, fatigué et malade, reconnaît sa défaite puis meurt peu de temps après avoir vendu ses propriétés à ses concurrents.

Le conflit qui aurait pu embraser les deux communes

Aujourd’hui, les sources Choussy et Perrière, longtemps rivales, ont fini par être réunies sous une même bannière. Leurs griffons souterrains sont presque voisins et deux pompes géantes travaillent désormais de concert pour remonter l’eau, fournissant un débit total de 400 litres par minute.

C’est ici qu’interviennent les études géologiques récentes, qui confirment que la vallée repose sur trois réservoirs distincts : La Bourboule, Croizat et le Mont-Dore. Heureusement que ces trois réservoirs sont indépendants : si l’eau avait appartenu à une seule et même nappe commune, la « guerre des puits » ne se serait pas limitée à une lutte entre investisseurs privés. Elle aurait inévitablement provoqué un conflit frontal entre les communes du Mont-Dore et de La Bourboule pour le contrôle de la précieuse manne thermale.

Cette étanchéité géologique a donc préservé une certaine paix territoriale entre les deux cités thermales, la nature ayant pris soin de placer les frontières là où les hommes auraient sans doute eu bien du mal à s’entendre.

Chronologie d'un abandon

Le déclin du site s’est accéléré ces dernières décennies, laissant place à deux visages opposés : d’une part, les ruines de l’ancien pavillon thermal ; d’autre part, des bassins qui font aujourd’hui l’objet de désaccords. Entre l’attachement des locaux à cet usage ancestral et les impératifs de sécurité imposés par la mairie, le site est devenu un lieu complexe où la pratique informelle se heurte aux règles de gestion publique.

1936 : Arrêt définitif de l’exploitation suite à la pollution bactérienne.

1973, la commune de La Bourboule rachète la source Croizat à la Compagnie des eaux minérales de La Bourboule.

2016 : Arrêté municipal du Mont-Dore interdisant la baignade pour des raisons de sécurité.

2021, l’ancienne infrastructure (un bunker intégré à la galerie + les bassins à l’extérieur) de la source Croizat a été détruite, sur décision de la mairie de la Bourboule. Les locaux ont alors reconstruit les bassins.

Préparer votre séjour dans la vallée

La source Croizat occupe une position stratégique, à mi-chemin exact entre les deux grandes dames du thermalisme auvergnat : Le Mont-Dore et La Bourboule. Cette localisation idéale vous laisse le choix du « camp de base » pour explorer la vallée de la Dordogne à votre rythme, que vous préfériez l’ambiance Belle Époque montagnarde ou le charme familial de la vallée.

Voir les hébergements disponibles entre Le Mont-Dore et La Bourboule

Pour visualiser les tarifs en temps réel et trouver le point de chute idéal (hôtels, gîtes ou campings), consultez la carte interactive ci-dessous :

Conclusion : Un patrimoine en sursis

Découvrir la source Croizat, c’est toucher du doigt l’âge d’or des eaux d’Auvergne. Entre le silence du pavillon désaffecté et le murmure constant du trop-plein, ce lieu nous rappelle la fragilité de notre patrimoine naturel. Pour que la magie perdure, ce site demande le plus grand respect.

En préservant son écosystème unique, nous permettons à cette source de continuer à raconter son histoire aux générations futures. 

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Fabrice

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Fabrice, enchanté !

Bienvenue ! À l’écoute des bienfaits de la nature, je partage ici mes découvertes. Des sources chaudes aux piliers du vivant — l’eau, l’air et la lumière — redécouvrons ensemble notre lien profond avec les éléments.

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6 réflexions au sujet de “Source Croizat : Trésor oublié entre Mont-Dore et Bourboule”

  1. Je réside à Saint-Nectaire et m’intéresse à la nature dans le massif du Sancy et du Cézallier.
    Votre article est très instructif ! Merci.

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  2. Top. J’y étais il y a 4 jours. Ma femme et moi sommes restés dans le 2ième bassin pendant plus d’une heure. J’ai connu cette source l’année dernière par l’intermédiaire d’un habitant. C’est un rendez vous des « teufeurs » qui, dans les 2 fois que j’y étais, m’ont dit qu’ils y venait souvent.
    Un bon moment de partage ou le respect pour la source était évident pour tous le monde.
    Merci pour ce site, celà permet d’en savoir plus.

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  3. Bonjour ,
    Sujet passionnant, savez vous s’il est tout de même possible d’en profiter pendant l’hiver et la période de la journée ayant le moins d’afluences.
    merci
    Hubert

    Répondre
    • Bonjour Hubert,
      Merci beaucoup pour votre commentaire, et je suis ravi que l’histoire de ce lieu vous passionne !
      Vous avez raison, l’idée d’une baignade en hiver, aux heures calmes, est très tentante. En théorie, le meilleur moment en termes de fréquentation serait très tôt le matin.
      Le point essentiel à retenir, cependant, est celui que j’ai mis en avant dans l’article : malgré son charme et l’absence de signalisation dans la nature, l’accès à la baignade reste soumis à un arrêté d’interdiction en vigueur. Tant que les autorités n’auront pas officiellement levé cette interdiction, je ne peux que vous recommander la plus grande prudence.
      N’hésitez pas à explorer la région, les thermes du Mont Dore ou de la Bourboule qui sont, elles, légalement accessibles pour un bain chaud en toute tranquillité !

      Au plaisir d’échanger à nouveau ! 👋

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