Visiter Vulcano : Bains de boue, Grand Cratère, guide complet

Situé au nord de la Sicile, dans la mer Thyrrhénienne, l’archipel des éoliennes est composé de 7 îles principales, qui sont de véritables paradis pour les amoureux de la nature, de la randonnée et de l’aventure. Cependant, ces terres abritent des volcans plus ou moins actifs à l’origine de sources chaudes, de geysers et de fumerolles.

C’est notamment le cas de l’île de Vulcano, porte d’entrée de l’archipel, qui s’est forgé une identité originale dans le domaine du thermalisme grâce à son bain de boue sulfurée aux immenses bienfaits. Son bain de boue, ses eaux chaudes ainsi que ses fumerolles spectaculaires peuvent ainsi relever et assaisonner le séjour.

Vulcano est sans doute l’endroit qui peut réconcilier l’homme moderne avec les exigences de la vie quotidienne en apportant apaisement, réconfort et expérience éminemment régénératrice.

Plage des « Acque calde » (eaux chaudes), bains de boue et Grand Cratère de la Fossa (montagne en arrière-plan)
Plage des « Acque calde » (eaux chaudes), bains de boue et Grand Cratère de la Fossa (montagne en arrière-plan)

AU SOMMAIRE :

Comment se rendre sur l'île de Vulcano ?

Comment y aller ?

Pour rejoindre Vulcano depuis la Sicile, vous devez d’abord vous rendre à Milazzo (ou à Messine). Depuis la gare ferroviaire de Milazzo, il faut compter 45 minutes de marche pour rejoindre le port et la gare maritime. Sachez qu’il existe une ligne de bus régulière entre la gare et le port, avec un passage toutes les heures. Pour la traversée, vous pouvez également acheter vos billets à l’avance sur le site internet de Liberty Lines. La traversée dure environ 45 minutes (avec l’hydrofoil).

Comment se déplacer sur l'île ?

L’île est si petite que vous pouvez tout faire à pied. Les distances ne sont pas si importantes pour parcourir l’île d’un bout à l’autre. Il y a juste un peu de dénivelé pour aller au Gran Cratere (Grand Cratère). C’est la randonnée incontournable de l’île.

Une île qui a du charme

Lorsque je débarque à Vulcano, un air de bout du monde se révèle des plus agréables. Et pour cause, l’hydrofoil (bateau rapide de la compagnie Liberty Lines) dépose les voyageurs au sud de l’île (à Porto di Levante), devant l’imposant « Grand cratère de la Fossa ». Des fumerolles spectaculaires émettent des fumées près du sommet et suscitent l’émerveillement des voyageurs.

Je ressens également une odeur de soufre, un peu âpre, mais supportable. Le port dégage un air de propreté et de confort, ainsi qu’une beauté sereine qui me séduit immédiatement.

Si l’on part sur la gauche ou sur la droite, on accède rapidement à Vulcano di Porto, une ville minuscule et symétrique, soigneusement badigeonnée, qui offre des lignes droites et calmes, avec une élégance certaine. Vous y trouverez des magasins et des restaurants. Un peu plus loin, sur la gauche, vous trouverez le sentier menant au « Grand Cratère ».

Port de Levante (Vulcano), où accostent les bateaux
Port de Levante, où accostent les bateaux
La place Faraglione, à Vulcano, attire les foules avec ses nombreux magasins et restaurants.
La place Faraglione, à Vulcano, attire les foules avec ses nombreux magasins et restaurants.
À proximité de la place Faraglione (Vulcano), les lieux deviennent particulièrement animés à partir d'une certaine heure.
À proximité de la place Faraglione, les lieux deviennent particulièrement animés à partir d'une certaine heure.

Si l’on part sur la droite, une jolie route pavée glisse entre deux monticules sur lesquelles se détachent un ton jaune (soufre) pour le plaisir des yeux. Celle-ci permet d’atteindre l’attraction principale de l’île : les bains de boue appelés « Pozza dei Fanghi » (mare de boue en français).

Belle route pavée menant aux bains de boue de Vulcano
Belle route pavée menant aux bains de boue. Il faut zoomer sur l'image pour voir les pavés.
Baie de Levante à Vulcano
Baie de Levante

Vulcano, bains de boue

Après avoir traversé cette route pavée, vous arriverez aux bains de boue de Vulcano. Le site est ceinturé par une clôture en bois et une barrière de rochers qui en interdisent l’accès. On y trouve un petit pavillon en guise d’accueil.

Le bassin de boue (Vulcano) est clôturé et interdit d'accès
Le bassin de boue est clôturé et interdit d'accès
Entrée aux bains de boue de Vulcano
Entrée aux bains de boue

ℹ️ Accès :
Les Thermes de Vulcano sont gérés et entretenus par l’entreprise Geoterme Vulcano S.R.L. (site officiel).

Pour accéder aux bains de boue, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 5 euros (le prix comprend l’accès à une douche pour un adulte).

⚠️ Les bains de boue sont actuellement fermés. Après plusieurs années de fermeture, le site a rouvert le 1er juin 2025, mais a dû fermer quelques jours plus tard, car une personne diabétique a été victime de complications après s’être baignée dans la mare de boue.

Aucune date de réouverture n’est pour l’instant prévue (toujours fermée en août 2025). Merci de m’envoyer un e-mail à l’adresse natureetsourcechaude@gmail.com pour me tenir informé de l’évolution de la situation.

Fermeture et réouverture du bain de boue

Ces thermes sont exploités par l’entreprise Geoterme Vulcano depuis plusieurs années. Cependant, l’activité a été temporairement interrompue en mars 2020 en raison de la pandémie de coronavirus.

À partir de l’automne 2021, les volcanologues ont observé une augmentation considérable des émissions de gaz volcaniques, notamment de dioxyde de carbone (CO₂) et d’hydrogène sulfuré (H₂S). En temps ordinaire, ces gaz, présents dans la plupart des sources chaudes, ne sont pas dangereux lorsqu’ils se dispersent rapidement dans l’atmosphère.

Cependant, ces gaz se sont accumulés en concentrations dangereuses près du sol, entraînant un risque d’intoxication mortel. J’y reviendrai un peu plus loin dans l’article.

L’administration insulaire a donc réagi en limitant l’accès à la zone et en fermant les bains de boue. Par ailleurs, un conflit a éclaté entre l’exploitant des bains et la commune de Lipari au sujet de travaux de réaménagement prévus, mais abandonnés depuis.

Des travaux de terrassement ont été effectués pour accueillir un établissement, mais le projet a été abandonné

En juin 2025, la réouverture du site a eu lieu, suite à la diminution de l’activité magmatique sur l’île et aux mesures de sécurité renforcées mises en œuvre par l’entreprise exploitante, Geoterme Vulcano S.r.l., en concertation avec les autorités (installation de capteurs de gaz, de panneaux d’avertissement, de systèmes de vidéosurveillance, etc.).

L’accès au bain de boue est également soumis à certaines conditions :

  • Des règles strictes en matière d’horaires doivent être respectées.
  • Les personnes souffrant de maladies respiratoires ou d’hypotension artérielle ne sont pas autorisées à pénétrer dans la zone.
  • Il est également strictement interdit de s’approcher des fumerolles (situées à proximité du bassin) ou de dépasser les zones de sécurité balisées.

Découverte de la mare d'eau boueuse

Cette mare d’eau boueuse est située à proximité de la plage des « eaux chaudes ». Ensemble, ils représentent les thermes de Vulcano, où baigneurs et curistes se rencontrent à toute heure du jour. Les Italiens appellent cet endroit les « Terme di Vulcano ».

Lorsque je me retrouve face à la mare de boue, celle-ci exhale une odeur d’oeuf pourri vraiment intense et persistante. Je n’ai jamais ressenti ce parfum d’oeuf couvé avec une telle supériorité par rapport à d’autres sources sulfureuses.

Terme di Vulcano
Bains de boue

En face, la mer ronge sans cesse le pied d’un escarpement rocheux fort original dont le sommet est couronné de roches colorées. Il n’y a pas de meilleur point d’observation pour admirer toute la baie de Levante. Toutefois, l’accès à ce « faraglioni » (pic rocheux) est interdit, même s’il existe un sentier menant à son sommet.

Aussi, la mer reste fort heureusement à une certaine distance de la mare d’eau boueuse. Il n’y a donc pas à redouter ses tourbillons et rapides courants lorsqu’elle est agitée. 

Le point d’émergence de cette source se situe au sein d’une zone sédimentaire.

Des barrières de roches viennent donc consolider le contour de la zone. Un chemin en bois apporte également une utile précaution. Le tour du bassin est remarquablement doux et uni, sans galets ni gros cailloux, ce qui est fort apprécié. Deux pentes presque imperceptibles permettent aux baigneurs maladroits d’y accéder sans difficulté.

La température de cette eau mêlée de boue est tiède. Mais la température est chaude, parfois brûlante, partout où des bouches d’évacuation libèrent des vapeurs et des gaz.

Ces gaz remontent sous forme de grosses bulles à la surface, avant d’éclater. Observer une telle chose est à la fois fascinant et apaisant. Cela procure les mêmes effets qu’observer les vagues de la mer. Par contre, l’eau est fortement brouillée et les bains de boue semblent inhospitalier. Qui aimerait se baigner dans un bouillon troublé ?

Une boue thermale d'une grande valeur

L’eau est chargée de boue blanchâtre qui m’empêche de voir à travers, ce qui n’est pas rassurant.

En fait, cette eau laiteuse est opalescente et n’absorbe aucune longueur d’onde de la lumière. À l’instar du lait, elle n’absorbe ni ne laisse passer la lumière. Ces eaux se sont ainsi chargées de minuscules particules solides, appelées colloïdes, qui détournent la lumière. De plus, ces colloïdes, chargés négativement, se maintiennent dans l’eau en se repoussant mutuellement. 

De par leur taille minuscule (moins de 0,002 millimètre), ces colloïdes sont en fait des argiles, souvent accompagnés de bactéries du sol et d’autres organismes vivants, tous chargés négativement. Cette population de bactéries est en outre adaptée aux conditions du milieu et est spécifique au point d’émergence.

Cette eau boueuse et laiteuse est riche en métabolites, c’est-à-dire des produits issus d’une longue maturation. C’est donc un véritable bain de jouvence qui s’offre au baigneur : dans le même liquide, on trouve de l’argile colloïdale vivante, des sels minéraux, du gaz, des micro-organismes et bien plus encore.

La boue thermale, dont le baigneur s’enduit, est au contraire maintenue au fond de l’eau à cause de son poids. Elle n’est ni chargée négativement ni un colloïde. D’ailleurs, il est préférable de ne pas l’utiliser afin de ne pas perturber ce milieu vivant. Je vous explique pourquoi juste après.

Bains de boue de Vulcano
Bains de boue de Vulcano

L’immersion dans le bassin permet déjà au corps d’entrer en interaction étroite avec cette richesse de la nature. On peut ainsi profiter pleinement des propriétés de ces colloïdes en suspension dans l’eau. Ces eaux boueuses contiennent des molécules organiques capables de franchir la barrière cutanée, mais uniquement lorsqu’elles sont humides.

Au contraire, si je m’enduis de boue et que je la laisse sécher hors de l’eau, il n’y a plus d’échanges avec la peau. Plus l’eau s’évapore, plus la boue devient dure et plus ses dépôts craquelés vont assécher et irriter la peau (⚠️ un bain ne pose en général pas de problème, mais si vous y restez une semaine, cette pratique risque de devenir inconfortable pour la peau). D’ailleurs, la pâte d’argile que l’on laisse souvent sécher sur le visage est en réalité néfaste pour la peau.

De plus, cette boue vivante, riche en micro-organismes s’est parfaitement adaptée aux conditions de ce milieu (température de l’eau, pH, absence de lumière, minéraux, gaz, etc.). Si on la retire de l’eau, les conditions sont soudainement très différentes (lumière, oxygène, évaporation, etc.). Il est donc préférable de ne rien faire et se laisser porter par le bain : l’argile colloïdale (chargée négativement) sera attirée comme un aimant vers la peau (chargée positivement).

Enfin, cet argile, qu’elle soit colloïdale ou non, fait bien plus que de déposer passivement des substances dont le corps a besoin. Connaître sa composition ne suffit pas expliquer son action.

Notons également que cette mare d’eau boueuse est légèrement radioactive (comme de nombreuses sources minérales) et fortement sulfurée. Elle est donc très stimulante pour la peau, mais peut irriter certaines peaux sensibles. Il peut alors être judicieux d’y aller progressivement ou de limiter le temps passé dans l’eau (au moins la première fois). Une pancarte placée autour du bain donne quelques recommandations sanitaires.

Conseils pour le bain :
Le soufre peut s’imprégner durablement dans les vêtements. Certains textiles (serviette, maillot de bain, sous-vêtement) finiront éventuellement à la poubelle. Il peut également être utile de porter des sandales d’eau pour éviter de se brûler les pieds.

Vulcano, un bain de soufre aux multiples bienfaits

Les mares de boue volcanique sont toujours le signe d’une présence de réserves de gaz cachées sous terre. Les nombreux suintements naturels en surface en sont la preuve. De plus, l’odeur d’œuf pourri qui se dégage du site indique la présence d’une quantité importante de soufre sous forme de sulfure d’hydrogène (H₂S).

Pour mettre en évidence le caractère sulfureux du bain de boue, il suffit d’observer l’effet de ces eaux sur certains réactifs. Son aptitude à noircir les bijoux ou les bracelets en argent est particulièrement importante et devrait inciter à les retirer. Cela vaut également pour les objets en plomb, qui vont également ‘précipiter’ et prendre une teinte brune. Même les gaz qui flottent dans l’air ternissent ces réactifs.

Le bassin étant à découvert, les gaz peuvent néanmoins s’échapper librement (malgré une certaine accumulation au sol), sans craindre de dénaturer l’eau laiteuse. L’influence du contact de l’air sur la dynamique d’une eau sulfureuse est énorme.

Ainsi, d’après une méta-analyse[1], des concentrations de 30 à 50 ppm de sulfure d’hydrogène ont été relevées dans l’air près du bassin de boue. Aucune autre source chaude en Italie, ni en France ne présente une concentration aussi élevée d‘H₂S. D’ailleurs, ce gaz a des propriétés curatives avérées dans les maladies des voies respiratoires, les rhumatismes et les maladies de peau. Mais que dire de cette concentration hors norme ?

La mare de boue dégaze également une grande quantité de dioxyde de carbone (comme de nombreuses sources chaudes). Ce CO₂, bénéfique lorsqu’il est dissous dans l’eau, peut s’avérer toxique dans l’air lorsqu’il atteint une concentration élevée. Des pics mineurs inférieurs à 1000 ppm ont été enregistrés autour du bain de boue, ce qui n’est pas alarmant.

La concentration normale de CO₂ dans l’atmosphère est de 430 ppm. Notre intoxication quotidienne par notre propre CO₂ (liée à notre mode de vie) est bien plus importante et peut même atteindre 5000 ppm la nuit (soit pendant environ dix heures).

Ainsi, lorsque les gaz thermaux s’accumulent, surtout dans un environnement clos et mal ventilé, le baigneur éprouve alors des difficultés à respirer ; l’oppression suit de près. L’histoire du thermalisme rapporte d’ailleurs des cas d’asphyxie, parfois mortels, survenus en moins d’un quart d’heure chez des baigneurs.

Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire le début de l’article : Nettoyer ses poumons avec des méthodes simples et naturelles. 

Toujours d’après la méta-analyse, d’autres gaz s’associent au sulfure d’hydrogène. Des centaines de ppm de méthane (CH₄) et d’hydrogène (H₂) ont été relevés.

Tous ces gaz (sulfure d’hydrogène, méthane et hydrogène) possèdent de puissantes propriétés curatives. Pour en savoir un peu plus, je vous invite à lire la fin de l’article : Nettoyer ses poumons avec des méthodes simples et naturelles.

Enfin, ces boues, caractéristiques des boues volcaniques, sont probablement composées d’une quantité importante de silice. La silice est un élément indispensable pour les cartilages, les articulations, les os, la peau, etc. D’ailleurs, ces bains de boue donnent souvent des résultats impressionnants dès le premier bain. Ce bassin est aussi extrêmement riche en micro-organismes, sources de production de molécules organiques, d’enzymes, de vitamines, de molécules anti-inflammatoires, etc. Sans cette diversité en micro-organismes, les propriétés de ces eaux boueuses ne seraient plus les mêmes. Pour en savoir plus, je vous invite à lire l’article : « Le sol, couche de base et milieu vivant d’une source chaude ».

La plage des « Acque calde » (eaux chaudes)

À deux pas des bains de boue se trouve la plage des Eaux chaudes (également appelée plage des Fumerolles), qui vaut le détour. Une longue bande de sable brun-noir très fin y côtoie des eaux d’un bleu turquoise éclatant.

Plage des Eaux Chaudes dans la baie de Levante à Vulcano
Plage des Eaux Chaudes dans la baie de Levante à Vulcano

Ses eaux sont si distinctes que l’œil parvient aisément à suivre leur ligne de jonction avec l’eau de mer ordinaire, d’un bleu profond.

Chaque année, de nombreux touristes viennent profiter du spectacle naturel offert par ces célèbres « Acque Calde » (eaux chaudes).

Des fumerolles sous-marines y émettent en effet de la vapeur et des gaz volcaniques avec force, réchauffant ainsi la mer.

Ces gaz sont identiques à ceux du bassin de boue (H₂S, CO₂, etc.), mais ils réagissent différemment avec l’eau de mer, créant d’incroyables précipités blancs. Ici, la forte minéralisation de la mer provoque une floculation du soufre.

L’avantage de se baigner dans la mer souvent agitée, est qu’elle enlève à l’air une grande quantité d’acide carbonique, qui, comme on le sait, est impropre à la respiration lorsqu’il est présent en trop grande quantité. Le risque d’intoxication au CO₂ est donc nul dans cette mer chaude.

La saison des bains de mer commence généralement à la fin du mois de juin et se termine habituellement à la fin du mois de septembre. Mais ici, à Vulcano, la mer ne se laisse pas facilement refroidir par la longueur des nuits d’automne, avec une eau pouvant atteindre 30 °C fin octobre. Autant dire que, dès qu’on plonge dans ces eaux, un vif sentiment de bien-être nous envahit.

Randonnée vers le Grand Cratère de Vulcano

Les nombreux volcans de l’île de Vulcano constituent la toile de fond du paysage. L’un d’entre eux se distingue toutefois particulièrement par la présence d’innombrables fumerolles sur le rebord nord de son grand cratère, offrant un spectacle grandiose observable sur plusieurs kilomètres.

Seul volcan encore en activité de l’île, l’ascension vers le Gran Cratere de Vulcano est l’une des plus belles randonnées que l’on puisse faire. Elle peut remplir parfaitement une belle journée, procurer les émotions les plus vives, et laisser dans l’esprit les souvenirs les plus durables.

Pour cette randonnée, choisissez de préférence un temps non couvert afin de pouvoir admirer pleinement le panorama. Mais si vous souhaitez admirer un coucher de soleil mémorable, assurez-vous d’avoir une couverture nuageuse suffisante. Portez également des chaussures robustes et imperméables, car le chemin est d’abord recouvert de cendres volcaniques, puis devient rocailleux au niveau du sommet du volcan.

Vous pouvez la faire sans guide tant le chemin est facile et la montée progressive. Vous pouvez également opter pour une randonnée guidée au cours de laquelle des experts locaux vous feront découvrir l’histoire géologique de l’île, très riche, tout au long de l’ascension.

Depuis, le Porto di Levante, une dizaine de minutes au petit pas suffit pour atteindre un carrefour où commence le sentier menant au volcan.

Accès au site : d’après le panneau d’information, l’ascension jusqu’au grand cratère de la Fossa est autorisée à certaines heures :

  • Du 1er avril au 20 octobre de chaque année, de 6 h 30 à 10 h 30 et de 16 h à 19 h 30.
  • Du 21 octobre au 31 mars de chaque année, de 7 h 30 à 17 h 30.

Durée de l’ascension : l’ascension jusqu’au cratère (1,1 km, 202 m de dénivelé) dure environ une heure. Pour atteindre le point d’observation le plus élevé, situé sur la partie sud-est, il faudra ajouter 140 mètres de dénivelé et parcourir 1,1 kilomètre supplémentaire.

C'est ici que débute la randonnée menant au Grand Cratère de Vulcano
C'est ici que débute la randonnée menant au Grand Cratère

Sur le flanc du volcan, le sentier est essentiellement recouvert de cendres vomies par le cratère, dans lesquelles le pied s’enfonce et n’a pas de prise. Cette pente est aussi parsemée d’arbrisseaux et de plantes odorantes qui croissent habituellement dans les lieux arides. 

Le dénivelé est peu marqué et, malgré la cendre, on monte sans peine et sans fatigue ; on a l’île de Vulcano à ses pieds et les îles Éoliennes sous les yeux.

Le sentier est recouvert de cendres (Vulcano)
Le sentier est recouvert de cendres.

Bientôt, le sentier prend une toute autre allure, avec un sol compact et sans cendres volcaniques. La marche y est plus agréable et la vue depuis ce point élevé est beaucoup plus belle.

La dernière partie du sentier menant au grand cratère est dépourvue de cendres volcaniques (Vulcano)
La dernière partie du sentier menant au grand cratère est dépourvue de cendres volcaniques

De là, il est déjà possible de distinguer nettement les îles Éoliennes, baignées par la mer. Les îles d’Alicudi et de Stromboli se situent aux extrémités de l’archipel et sont déjà parfaitement visibles par temps clair. 

Coucher de soleil entre les îles d'Alicudi et de Filicudi ; île de Salina visible sur la droite.
Coucher de soleil entre les îles d'Alicudi et de Filicudi ; île de Salina visible sur la droite.
De gauche à droite : Alicudi, Filicudi, Salina et Lipari.
De gauche à droite : Alicudi, Filicudi, Salina et Lipari. Les flèches rouges indiquent le point de départ de la randonnée et le chemin à suivre.

Depuis le cratère, tout proche, vous pourrez admirer l’ensemble de l’archipel des Éoliennes. Vulcano est fort rapproché de Lipari et Salina. Alicudi, Filicudi, Panaréa et Stromboli sont plus éloignés.

Vulcanello, qui compte trois cratères, est l’île la plus proche. Rattachée à Vulcano, elle était autrefois séparée par un bras de mer comblé depuis lors par des éruptions volcaniques.

Vue des îles Éoliennes en hiver, par temps couvert. Vulcanello est, à l'origine, une île distincte, désormais reliée à Vulcano par un isthme
Vue des îles Éoliennes en hiver, par temps couvert. Vulcanello est, à l'origine, une île distincte, désormais reliée à Vulcano par un isthme

Depuis le cratère, vous pourrez ensuite poursuivre la randonnée sur les trois quarts de son pourtour dont les lèvres sont suffisamment larges pour pouvoir s’y promener sans risque. Vous atteindrez alors le point d’observation le plus élevé. La zone des fumerolles, située sur la bordure nord du cratère, doit être évitée.

À l’intérieur de ce cratère de 500 mètres de large, d’épaisses fumées blanches et suffocantes s’échappent également de toutes parts. Les gaz, qui contiennent notamment du soufre, s’accumulent dans la dépression créant ainsi un environnement hostile dans lequel il ne faut pas s’aventurer. Il est toutefois possible de faire rouler une pierre à l’intérieur depuis le bord du cratère. 🪨C’est plus divertissant et sans danger.

À 20 heures, de nombreux randonneurs se trouvent encore sur le rebord sud du grand cratère.
À 20 heures, de nombreux randonneurs se trouvent encore sur le rebord sud du grand cratère.

Vous pourrez ainsi observer le cratère sous différents angles et prendre de magnifiques photos. Par temps clair, il est également possible d’apercevoir la côte nord de la Sicile et l’Etna depuis la partie sud du cône, qui est la plus élevée.

Point d'observation le plus élevé du Gran Cratere de Vulcano
Point d'observation le plus élevé du Gran Cratere de Vulcano

Diliberto, I. S., Cangemi, M., Gagliano, A. L., Inguaggiato, S., Jacome Paz, M. P., Madonia, P., Mazot, A., Pedone, M. and Pisciotta, A. (2021) Volcanic Gas Hazard Assessment in the Baia di Levante Area (Vulcano Island, Italy) Inferred by Geochemical Investigation of Passive Fluid Degassing

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Fabrice, enchanté !

Bienvenue sur mon blog consacré au voyage et au bien-être ! Amateur de bains chauds, je partage avec vous mes découvertes, mes coups de cœur et mes conseils pour vous permettre de profiter des joies des sources chaudes et des choses les plus simples qui font vraiment du bien au corps et à l’esprit !

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2 réflexions au sujet de “Visiter Vulcano : Bains de boue, Grand Cratère, guide complet”

    • Bonjour,
      En France, vous ne trouverez pas de bassins d’eau chaude avec autant de boues thermales. Mais, certains bassins d’eau chaude sauvages en contiennent quand même un peu (Prats-Balaguer, Mérens, Canaveilles, Canyon de Thuès). N’hésitez pas à me faire un retour lors de vos découvertes.

      Répondre

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